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vendredi 11 juin 2010

De Darwin à Magnetic Island

Nous voilà donc de retour à Darwin où le climat a bien changé depuis notre départ, partie la chaleur étouffante, partie l'humidité qui fait transpirer rien qu'en bougeant un orteil, partie la couverture nuageuse et les averses ! C'est ainsi sous un soleil radieux et une douce chaleur que nous profitons du parc aquatique gratuit de la ville, Leanyer Recreation Park : piscine, jets d'eau, toboggans... parfait pour s'amuser et se rafraîchir la journée avant d'aller flâner au marché nocturne de Mindill Beach. Flâner uniquement, évidemment au vu des prix exorbitants comparés à ceux de Bali.

Nous partons le lendemain pour une petite balade dans les jardins botaniques puis dans la ville, un petit tour dans les magasins, un petit tour à la piscine d'eau salée, un petit picnic dans le parc verdoyant, une petite noix de coco (que nous avons faite tomber du cocotier à coup de piquet de tente)... La journée terminée, nous décidons que nous sommes prêts pour affronter les 2500 kilomètres de route jusqu'à la côte Est du Queensland.
Nous quittons Darwin après avoir fait de petites provisions et après un petit passage aux Howard Springs dans lesquelles nagent poissons et tortues (passage ultrarapide pour cause de baignade impossible et d'attaque de moustiques).

Et c'est après trente petits kilomètres que se fait entendre un ÉNOOORME bruit de moto, voire d'avion à réaction, quelques secondes puis plus rien. Étrange. Et à nouveau, VRRAAAOOUUM !!! Mais elle est où cette moto? A moins que les avions ne volent vraiment bas??! ...
Ah? Mais tiens c'est bizarre, c'est lorsqu'on lâche l'accélérateur qu'on l'entend cet avion.
Ô rage, ô désespoir, c'est donc notre vieux WQT qui se sent pousser des ailes.
Nous prenons la première sortie d'autoroute, et nous arrêtons afin d'appeler la Roadside Assistance, notre assurance qui nous envoie un mécanicien pour jeter un œil à notre WQT. Son diagnostic : "cela doit venir de la boîte de différentiel, je ne peux rien faire sur place, il vaut mieux éviter de rouler, on peut vous ramener dans un garage sur Darwin pour faire réparer tout ça".
Mais il est bientôt 17h et tout ces fainéants de garagiste vont fermer, nous attendons donc le lendemain matin pour nous faire remorquer jusqu'au garage auquel nous laissons notre van agonisant.

Pendant ce temps, nous profitons du fait que l'assurance peut nous fournir une voiture de location et nous nous retrouvons donc au volant d'une Toyota Altezza, 240 km/h au compteur, climatisation, vitres électriques...
Le garagiste nous ayant prévenu qu'il sera peu probable de récupérer le van aujourd'hui, nous réservons une nuit dans un hôtel (qui nous sera également payée par l'assurance) et nous nous rendons à nouveau au parc aquatique pour passer la journée. Et c est pendant que nous étions en train de faire les idiots dans les toboggans que le garage nous a laissé un message sur notre messagerie, WQT est réparé ! Nous pouvons le récupérer... en échange de 200$. Chose faite 20 minutes plus tard et nous voila repartis pour la loooongue route jusqu'au Queensland (après avoir ramener la voiture de location et annuler la réservation de l'hôtel évidemment).

Histoire de briser un peu la monotonie de la route, nous faisons un arrêt dans la ville de Mataranka où se trouvent les Bitter Springs, des sources d'eau chaude comme un bon bain et limpide comme de l'eau de piscine, le tout dans un décor de forêt tropicale avec son lot de libellules et d'araignées. Un vrai coin de paradis que nous quittons pour retrouver le bitume sur les 2000 kilomètres que nous parcourons le plus vite possible car a l'intérieur des terres il fait grandement froid, la température a même chuté jusqu'à 5 degrés durant la nuit.

Et c'est au bout de trois jours et demi que nous arrivons enfin à Townsville, capitale du nord du Queensland. Quel plaisir de trouver des douches au bord de la plage, même froide (car oui il faut préciser qu'il n'a pas été possible d'utiliser les douches solaires sur la route...)
Nous sentons maintenant suffisamment bon pour nous mêler à la population et prendre le ferry se rendant sur Magnetic Island, un autre petit coin de paradis.
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mercredi 26 mai 2010

De Katherine à Darwin

Nous sommes surs que vous attendiez avec impatience la suite des aventures … et comme tout vient à point à qui sait attendre vous voilà récompensés après quelques temps sans nouvelles.

Nous repartons donc tous les quatre de Katherine en direction du parc national du Nikmiluk à une quarantaine de kilomètre pour plonger dans nos premières « piscines naturelles ». Après une heure et demie de marche au fond d’une gorge nous débouchons sur une oasis dans un petit recoin du canyon, dans un décor digne de Jurassic Park. Imaginez deux cascades jaillissant de nulle part et plongeant directement dans un petit lac creusé par des siècles d’érosions qui lui-même est la source d’une nouvelle cascade, au milieu des palmiers et des eucalyptus couverts de minuscules perroquets. Après la marche sous le soleil écrasant du nord de l’Australie, vous pouvez imaginez le bonheur de plongez sous l’eau à 25°C de cette oasis ! Après deux heures de baignades, il est temps de rentrer aux voitures pour manger un bout (il est 13h passé, il fait faim !). Mais avant, pourquoi ne pas descendre encore plus bas le long du canyon pour tenter d’apercevoir les crocodiles (qui ne peuvent remonter jusqu’à l’oasis) ? Et pourquoi ne pas tenter de couper à travers l’autre canyon pour gagner du temps pour rentrer aux voitures ? Et pourquoi s’entêter à marcher dans une végétation dense au milieu de nulle part sans s’avouer que nous nous sommes perdus ? Et pourquoi n’avons-nous pas emmené à manger ? Et pourquoi le soleil se couche-t-il dans 3 heures ? Bref autant de questions auxquelles nous avons largement eu le temps de répondre 6h30 plus tard quand totalement épuisé et en maudissant les rangers sur 20 générations de ne pas avoir pensé à faire plus de piste balisées dans le bush nous arrivons finalement au van !

C’est donc en se promettant de ne pas s’écarter des sentiers prévus à cet effet que nous repartons le lendemain (avec un demi kilo de nourriture chacun !!) pour une (petite) marche jusqu’à Edith Falls, d’autres cascades formant des piscines naturelles, à une cinquantaine de kilomètre au nord de Katherine. Endroit superbe si l’on occulte les panneaux avertissant de la « possible présence » de crocodile dans les eaux du lac le plus en aval.

Programme du jour suivant (pour ne pas trop varier le menu) : baignade dans le parc national du Litchfield. Journée que Sylvain et Anne Charlotte auraient certainement d’avantage appréciée si Charlotte ne s’était pas abimé le pied et si Sylvain n’avait pas plongé avec leur appareil photo numérique dans la poche de son short de bain. Encore plein d’oasis magnifiques (avec une eau constante à 28°C due aux températures qui ne descendent jamais en dessous de 25°C (la nuit !) de toute l’année), des cascades immenses, des termitières géantes … trop de chose à expliquer alors allez donc voir les photos en cliquant ici ;-).

Lendemain encore, Berry Springs, baignade dans des sources chaudes au milieu des yuccas géants, dans une eau totalement transparente pleine de poissons de toute les sortes (on en a profité pour ressortir le masque et le tuba). Quand on dit sources chaudes, comprenez eau de source à plus de 34°C bien sur. Petit barbecue sympathique histoire de grignoter un bout au bord de l’eau, puis encore et toujours baignade (d’autant plus agréable que la température extérieure est de 38°C et le taux d’humidité avoisine les 95%). Pour ce qui est des crocodiles, soyons tranquille puisqu’un panneau nous informe qu’ils sont capturés et emmenés dans une ferme d’élevage lorsqu’ils sont trouvés par ici … rassurant hein ?! Pas de panique, il ne s’agit que de crocodile d’eau douce qui (si on ne vient pas jouer à saute mouton sur leur dos) sont inoffensifs.

Petite parenthèse pour signaler que les mouches ont quasiment disparu et ont généreusement donné le relais aux moustiques qui grouillent littéralement près des points d’eau et qui contrairement aux gentils suceurs de sang français n’attendent pas la nuit pour attaquer !

Il est temps à présent de partir pour Darwin où nous attend notre avion pour l’Indonésie, mais auparavant, petite soirée casino avec Sylvain et Anne Charlotte histoire de se dire au revoir et histoire de se faire un peu d’argent de poche pour nos vacances à Bali. Une dernière noix de coco ramassée dans la rue à partager tous les quatre et il est temps de se quitter après un mois à voyager ensemble. A bientôt les poulitous, on se voit dans le Queensland ;-).

Trois, deux, un, décollage : et c’est parti pour 10 jours en Indonésie. Bali, nous voici !

(PS : nous avions oublié les photos des dauphins de Shark Bay et d'un émeu qui est venu visiter notre van sur un parking d'Exmouth. Vous pouvez aller dans l'album Western Australia, elles y sont à présent ;-) )

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dimanche 23 mai 2010

De Exmouth à Katherine

Nous avons donc quitté Exmouth le 7 mai dernier après une partie de pêche mémorable avec nos deux amis suédois Mattias et Wendy [plus de 2 kilos de poissons en 3 h ;-)]. Pour ce qui est du programme des réjouissances qui nous attendent, il est simple : 3153 km de routes jusqu’à Darwin … Effectivement dit comme cela, la distance à de quoi arrêter même les plus courageux routiers français (imaginez vous faire Lisbonne-Moscou) Mais ici le rapport aux kilomètres est totalement différent et nous avons pris le pas. Nous parcourons à présent plus de 500 kilomètres par jour et cela parait tout à fait normal. Après 400 kilomètres nous arrivons dans les villes minières de Karratha et Port Hetland. Bourgades de 5000 âmes perdues le long de la côte nord de l’Australie, avec le charme de la zone industrielle de Dunkerque et brulées par un soleil de 38°C à l’ombre. Les gens s’y trainent plus qu’ils ne marchent et les maisons en tôle donnent vraiment l’impression d’avoir fait une halte dans un bidonville de Calcutta. Vous comprendrez donc que nous ne nous arrêtons uniquement pour faire quelques courses et le plein du van.

Etape suivante : Broome, ancienne ville perlière posée au bord de l’Océan Indien au premier tiers du chemin nous séparant de Darwin. Aussitôt arrivés nous retrouvons Sylvain et Anne Charlotte qui nous y attendaient depuis deux jours. Cette fois c’est décidé, nous ferons le voyage jusqu’à Darwin tous les 4 (c’est quand même plus drôle de voyager en convoi). Après un arrêt à Cable Beach (impossible de s’y baigner pour cause de méduse mortelle) et à Cap Gantheaume pour y voir des traces de dinosaures dans les rochers bordant la mer, nous décidons d’aller faire une petite partie de pêche tous les 4 (bien que cette fois nous revenions sans un seul poisson digne de ce nom). Après s'être fait réveiller à 2h30 du matin par un policier nous demandant gentiment de quitter le parking de la bibliothèque sur lequel nous dormions (cf article précédent), nous décidons qu'il est temps de partir de Broome pour les 1900 kilomètres qui nous séparent encore de Darwin… Mais nous ne partons pas sans emporter des noix de coco fraichement tombées des cocotiers plantés un peu partout dans les rues de la ville ;-).

500 kilomètres plus tard, petite balade dans les Geikie Gorges au creux desquelles coule une rivière abritant des crocodiles d'eau douce que nous avons aperçus de loin seulement. Comme nous sommes à la saison sèche, le niveau de l'eau est très bas et laisse apparaitre une strate blanche sur les falaises.

Arrêt suivant : Kununurra pour aller faire un peu de marche dans le Mirima Nationnal Park au milieu des impressionnantes gorges noires et orange. Mais les températures dépassant à présent les 40°C pour un taux d’humidité avoisinant les 95%, nous nous enfuyons tous ensemble vers les sources chaudes de la ville de Katherine à 400 kilomètres au sud de Darwin [après avoir booké nos billets d’avion pour Denpasar sur l’île de Bali ;-)] Quel bonheur de plonger dans une eau à 32°C (sans crocodiles, ce qui est devenu rare ici au nord) quand la températures à l’ombre dépasse les 40… aussitôt sortis, aussitôt sec … mais aussitôt transpirant … donc aussitôt retourné dans l’eau … mais les photos vous l’expliquerons mieux qu’un long discours …

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