dimanche 28 mars 2010

De Kangaroo Island à Port Noarlunga

Précédemment dans Pandas in Australia :

Un voyage sur une île hostile a prit fin -- Un WQT est tombé malade -- Un garagiste véreux a fait une proposition prohibitive -- Des indigènes se sont montrés serviables ...

Reprenons donc notre histoire où nous l'avions laissée ... sur Kangaroo Island...
Après une semaine d'attente où la seule occupation dans cette "îlot civilisé" a été la pêche au calamar, nous repartons en direction du garage où WQT est en réparation depuis le début de matinée ... Mais là, horreur : C'est un WQT totalement désossé que nous retrouvons à notre arrivée au garage. La tête désolée du garagiste suffit à nous faire comprendre que nous ne pourrons pas le récupérer ce soir comme initialement prévu. Les réparations sont plus lourdes que prévues et il faudra attendre une demi journée supplémentaire d'après lui ! Naaaaaaaaaaaaaaaan !!!! Pour compléter le tableau, nous ne pourrons pas dormir dans le van pour cette nuit bien sur !
C'est donc en ruminant sur l'incompétence du garagiste que nous nous dirigeons vers le (seul et unique) backpacker de l'île à quelques centaines de mètres du garage.
A 25$ la nuit nous profitons à fond de l'eau chaude à volonté et des salles de bain immenses pour retrouver un semblant d'apparence humaine.

Lendemain midi, récupération de WQT et départ immédiat vers le ferry situé à l'autre bout de l'île. Mais comme un bonheur n'arrive jamais seul, au moment où nous nous arrêtons le moteur, de la fumée se met à s'échapper du capot (situé dans l'habitacle si vous vous rappelez bien) accompagnée d'une toute aussi agréable odeur de pneu brulé... Il n'en fallait pas moins pour que l'on insulte le garagiste sur dix générations !!! Le billet de ferry étant booké, il ne nous reste qu'une heure et demi pour trouvé quelqu'un qui puisse regarder le moteur avant de monter dans le bateau ... Un homme qui passait par là nous indique que la fumée vient probablement ... du carburateur qui se remplit trop ( "Nan mais c'est une blague??!!!") mais que le moteur devrait tenir jusqu'à Adélaide. C'est donc sur cette bonne nouvelle que nous traversons le bras de mer qui nous sépare de l'Australie.

Après avoir passé 15 jours sur l'île (contre les 5 jours initialement prévus) nous ne sommes finalement pas mécontents d'atteindre le continent. Mais il va nous falloir régler rapidement ce nouveau souci mécanique ... d'autant que WQT n'est toujours pas enregistré à notre nom faute d'adresse fixe ! Direction donc vers le seul endroit avant Adélaïde où nous connaissons quelqu'un ... Port Noarlunga (rappelez vous Patrizia rencontrée sur la jetée de Vivonne Bay...).
Et alors que nous ne l'avions même pas prévenue de notre arrivée (faute de crédit et de batterie) c'est les bras grands ouverts que Patrizia nous accueille chez elle en nous proposant même son aide pour l'enregistrement de la voiture (même si on l'a déjà dit une vingtaine de fois depuis le début de notre voyage : les australiens sont vraiment extraordinaires)
De superbe repas, de grandes soirées de discutions, de délicieuses dégustations de ses infusions maisons : bref, une vrai mère pour nous ! Thank you so much Patrizia !!
En plus de nous offrir chambres et salle de bain, elle nous conseille même un garagiste pour vérifier le moteur avant d'emmener le van chez Toyota... Et là, avis du garagiste : Le dernier à avoir démonté notre moteur a oublié de nous remettre les joints au niveau des vis, l'huile qui s'en écoule brûle sur le moteur, d'où l'odeur de pneu cramé (et le bruit de métal qui est apparu entre temps).
C'est donc particulièrement remontés contre Toyota que nous allons déposer le van pour qu'ils réparent les boulettes faites par leurs collègues de Kingscote. Pendant ce temps, nous enregistrons le van à l'adresse de Patrizia (van qui a tout de même passé le contrôle technique deux jours avant, malgré la fumée qui s'échappait du moteur)
Maintenant que WQT est définitivement réparé et enregistré, nous allons pouvoir partir en direction de l'Ouest d'Adélaïde pour un séjour chez Laurent et Aïssa, des amis de Sébastien, pour quelques jours de repos et d'amusements... let's go !!
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vendredi 19 mars 2010

De Bendigo à Kangaroo Island

Où plutôt devrait-on appeler l’article de Kangaroo Island à Kangaroo Island… et encore Kangaroo Island

Vous vous demandez certainement pourquoi nous n’avons rien publié depuis 2 semaines … La réponse dans quelques lignes…

L’automne nous rattrapant à grand pas (les températures étant dramatiquement tombées à 20°C…) nous avons donc quitté l’Etat du Victoria pour celui du South Australia plus au nord ouest. Mais avant d’aller à Adélaïde, nous avons décidé de faire un crochet par l’île de Kangaroo Island. 600 kilomètres, une après midi d’attente et une heure de ferry plus tard nous voici donc à destination.

Commençons par une petite parenthèse culturelle et historique. Kangaroo Island (KI pour les locaux) est une île au sud de l’Etat du South Australia de la taille de notre Corse. Etant détachée du continent depuis la fin de la dernière glaciation (il y a 10 000 ans), la faune et la flore se sont développées différemment de celle de l’Australie et ont été particulièrement bien préservées. L’île compte à peine plus de 4000 habitants (pour plus de 70 000 kangourous gris…) et beaucoup d’espèces y sont facilement observable (koalas, ornithorynques, otaries, manchots…). L’île à tout d’abord été découverte par une flotte française dirigée par Nicolas Baudin (ce qui explique que nombre des noms attribuées aux baies, rivières, caps et ilots soient en français) avant d’être cédée aux anglais (comme la majorité des terres que nous avons découvertes !!).

Une fois débarqué à Penneshaw, centre économique de l’Est de KI (2 rues, 400 habitants, 10 mouettes/m²), nous sommes partis dans l’espoir de voir le retour des manchots dans leurs terriers à la tombée de la nuit. Déception, leur parade ne commence qu’après 22h, et nous ne verrons d’eux que leurs terriers où les attendent leurs poussins (invisibles eux aussi !). « Lot de consolation » notre premier serpent australien.

Lendemain, passage par Kingscote, la « Capitale » de l’île pour un ravitaillement complet (le reste de l’île étant quasiment dépourvu de magasin), puis petit arrêt à Emu Bay avant d’aller se tremper les pieds à Stockes Bay dans une piscine naturelle creusée dans les rochers. De retour au van, surprise, un petit wallaby nous attendait patiemment pour une séance photo.

Troisième jour, longue marche sur les falaises de River Cove après une heure de route de montagne. Il faut peut être préciser une chose sur Kangaroo Island : ses routes (Attention, ceci est important pour la suite des évènements). Elles sont le reflet de ce qu’était les routes de l’outback australien il y a une trentaine d’années. Pas d’accotement sur les routes, et encore moins de bitume. Elles sont minées de nid de poules, voir d’autruches parfois, le tout recouvert par une couche de poussière rouge ocre qui à la fâcheuse tendance à s’infiltrer partout. À cela il faut rajouter les animaux qui ne regardent pas avant de traverser à en croire le nombre incroyable de cadavres et d’ossements le long des routes (kangourous, wallabies, possums, oiseaux, varans, serpents...).

Autre fait très important pour la suite de l’histoire, nous avons fait une « pause lessive » dans la petite ville de Parndana (400 habitants perdus au milieu de l’île), au lavomatic situé juste à côté du visitor center. Manquant de monnaie, nous sommes allés changer quelques billets auprès de l’employée du visitor center.

Bien sur on ne pouvait pas aller sur KI sans passer par le parc national de Flinders Chase qui couvre tout l’Ouest de l’île. Au programme, visite de Admiral Arch et de sa colonie d’otarie à fourrure, escalade des rochers de Remarkable Rocks et tentative (infructueuse) d’apercevoir des ornithorynques dans la Rocky River (quasiment à sec). Le mieux pour vous donner une idée est peut être d’aller voir nos photos.

Mais KI est aussi connue pour ses koalas : direction donc pour Hanson Bay Sanctuary… Il s’agit en fait de deux rangées d’eucalyptus avec une boule de poil à 20 mètres de hauteur tous les deux arbres… pas idéal pour les voire et les photographiés… Un peu déçu nous sommes donc partis pour Vivonne Bay (qui se veut être une des plus belles plages du monde). Une fois installé dans le camping, nous avons reçu la visite d’un koala (particulièrement bruyant la nuit) et d’un varan qui se sont tous deux prêtés à la dorénavant traditionnelle séance photo.

L’eau de la baie étant un peu fraîche (c’est l’antarctique en face !!) nous avons donc préféré faire quelques pas le long de la plage et des rochers avant de … retenter notre chance à la pêche. Gagné ! Nous avons retrouvé notre Eden. Maquereaux, dorades, saumons australiens, mulets et calmar ont mordu à l’hameçon. Et même après en avoir donné à plusieurs personnes, il nous reste encore de quoi manger pour les deux prochains jours. Autre surprise vers 22h (oui on pêche tard), la venue d’une troupe de petits manchots revenus au nid pour nourrir leurs poussins aussi affamés que bruyants. La partie de pêche s’est ainsi continué jusqu’à 1h du matin (oui on pêche TRÈS tard !) en compagnie de Patricia une expatriée italienne qui tentait (avec moins de succès que nous) d’attraper des poissons. Après quelques heures passé ensemble à pêcher et à discuter, elle nous a même invités à venir chez elle sur Adélaïde lorsque l’on y passera.

Jour suivant, après la dégustation de nos kilos de nos poissons, nous sommes partis pour une virée dans le désert de Litlle Sahara… en sandboard, une sorte de planche similaire au snowboard mais pour glisser sur les dunes de sable (sans remontée mécanique bien sur !!). Résultats, quelques gamelles, de bonnes courbatures le lendemain, mais beaucoup de fun. À faire si vous passez dans le coin ;-)

Et pour finir notre séjour sur l’île nous avons décidé d’allé voir les lions de mer à Seal Bay. Passage rapide pour prendre quelques photos à distance seulement car le tour sur la plage est payant (25$/pers.). Déçu de ne pas avoir pu approcher d’avantage les animaux de l’île nous décidons donc de partir les voir dans une « ferme ». Nourrissage de kangourou, câlin de koala, bagarre avec les émeus et baisers de serpents garantis. Là encore, le mieux est d’aller voir les photos en cliquant ici.

Contents d’avoir enfin pu les approcher, nous sommes fin prêts pour quitter l’île, continuer notre voyage, retrouver du réseau téléphonique… Derniers virages dans les routes poussiéreuses, derniers mètres avant la route goudronnée, ça y est, adieu la poussière qui s’infiltre dans le van, dans la vaisselle, dans les habits, dans la bouche, dans les yeux, dans…. Euhhhh pourquoi on ralentit là ??? C’est à ce délicieux moment que WQT, surement trop heureux de retrouver du bitume, décide de s’arrêter… Impossible de redémarrer… Nous sortons donc voir s’il y a des traces d’huile ou d’essence sur la route qui expliqueraient une fuite ou autre … mais non, rien. Sans réseau téléphonique, sur une petite route, nous aurions pu rester des heures à attendre. Mais au bout d’à peine cinq minutes, des australiens en 4x4 s’arrêtent à notre hauteur et viennent jeter un coup d’œil dans le moteur. Verdict d’après le vieux monsieur : c’est la « timing chain » … oui mais c’est quoi ça ? …. En français : la courroie de distribution…

En voyant nos têtes dépitées, il nous propose de nous treuiller jusqu’à Parndana, à une vingtaine de kilomètres de là (encore une preuve que les australiens sont particulièrement serviables). Bon c’est toujours mieux que rien. Une fois arrivés à Parndana, direction le visitor center (rappeler vous l’histoire du lavomatic) où l’employée, apparemment très peinée pour nous, nous apprend qu’il y a un garage automobile ici même à Parndana ! (Non, sérieusement ?!?) Et là … verdict, c’est bien la courroie de distribution … il faudra trois jours minimum pour avoir les pièces et encore plus pour la réparation, sans oublier la facture … 1000 dollars !!! Bien sur notre assurance ne prend pas en charge les pièces d’usures. Autre solution, atteindre Kingscote la « capitale » de l’île et ses mille habitants en espérant que le garage Toyota puisse faire les réparations en moins de temps et pour moins cher. Problème, nous sommes encore à plus de 40 kilomètres de Kingscote. Le mécanicien nous fait alors la sympathique proposition de faire venir une dépanneuse nous treuiller jusqu’à Kingscote, moyennant 250$ !! Non merci on va se débrouiller !!

Retour donc au visitor center où nous demandons si personnes dans la ville ne pourrait nous treuiller jusqu’à Kingscote. Réaction immédiate de l’employée « Oh, si vous voulez bien attendre 18h30, mon mari vient me chercher, peut être que l’on pourrait vous emmener jusqu’à Kingscote … ». Une heure et demie plus tard, nous voilà donc partis (sans regrets) de Parndana, pour retrouver un semblant de civilisation, et surtout attendre l’ouverture du garage le lendemain matin.

Au petit matin, c’est le garagiste en personne qui est venu frapper à notre porte pour nous demandez ce que nous faisions devant son établissement. (On vous attend !! La bonne blague !!) Après vérification de son agenda, une nouvelle claque pour nous : Pas de possibilité de réparer avant lundi… (Oui, oui, pour ceux qui ont réussi à suivre, nous sommes bien mercredi !!!). Bonne nouvelle tout de même, la facture ne devrait pas excéder les 700 dollars. Les autres garagistes de la ville nous annonçant des délais identiques, nous décidons donc finalement de « camper » devant le garage Toyota pendant les cinq jours qu’il nous reste à passer ici. Heureusement, nous avons toujours la positive attitude, nous prenons les choses du bon côté et profitons des jours sur Kingscote pour nettoyer WQT, faire nos lessives (oui encore !), nos courses, et bien sur … pêcher encore et toujours en profitant des derniers jours de beau temps du sud de l’Australie.

Suite au prochain épisode ...

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dimanche 7 mars 2010

De Melbourne à Bendigo : La ruée vers l'or

Notre voyage se poursuit, et comme nous vous l'avions dit, nous traversons les "Goldfields", la région où a commencé la ruée vers l'or.

Première étape : Ballarat et son musée vivant, Sovereign Hill, qui est la reconstitution d'une ville dans les premiers champs aurifères en Australie. Difficile de se croire en Australie pourtant, tellement le décor rappelle le Far West américain. Nous nous sommes bien sur pris au jeu de la recherche d'or au bord du ruisseau qui traverse cette ville ... jusqu'à ce que l'on s'aperçoive qu'il ne s'agissait pas uniquement d'une attraction pour touriste, et que l'on tombe sur nos premières paillettes d'or ! Pris par la fièvre de l'or, comme les premiers colons 150 ans plus tôt, nous avons passés plus de deux heures sous la pluie et les pieds dans l'eau à remplir, secouer et scruter nos tamis à la recherche du moindre reflet doré. Et c'est ainsi que nous avons amassé près de 1 gramme d'or (soit l'équivalent de 15 paillettes) ! Satisfaits de notre butin, nous avons continué la visite du site par la descente (dans un noir quasi total !) dans l'ancienne mine d'or de Red Hill (à déconseiller aux claustrophobes) avant d'assister au coulage d'un lingot d'or d'une valeur de 80 000$. Nous ne pouvions partir de Ballarat sans un passage par le musée de l'or où sont exposées des pépites de plus de 80 kg.

Deuxième étape : Castlemaine. Petite ville de province possédant toujours ses vieux bâtiments typiques dignes de "Il était une fois dans l'Ouest". Quasiment devenue une ville fantôme, son nombre d'habitants étant passé de 55000 à 7000 une fois les filons aurifères épuisés.

Troisième (et dernière) étape : Bendigo. Cette ville plutôt vivante n'a pas (encore) connu le même sort que sa voisine Castlemaine. C'est certainement l'une des villes que l'on a vu qui ai le mieux su conserver ses bâtiments, à voir si vous passez dans le coin. (Il y a même la possibilité de louer un détecteur de métaux (12$/h) et de vous essayer à la prospection dans les forêts entourant la ville ... la recherche ne sera peut être pas vaine vu qu'en 1980 un couple faisant ça à trouvé une pépite qu'ils ont revendu pour 1 million de dollar à un Casino de Las Vegas). Pour notre part nous n'avons pas louer d'appareil vu que dans le ruisseau qui coule à côté de l'endroit où nous avons garé WQT nous avons trouvé ceci -->
Décidément, la région de l'or mérite bien son nom ;)
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jeudi 4 mars 2010

De Lake Entrance à Melbourne

Avant de vous conter la suite de nos fabuuuuuuuuuuuuuuuleuses aventures en Australie, petite explication sur "Comment fonctionne notre album photo" :
1 - (Si tout fonctionne à présent) Cliquez sur "nos photos" dans la colonne de gauche et vous serez redirigé vers le site "Picassa" où sont hébergées nos photos.
2 - Choisissez l'album que vous voulez consulter
3 - Salivez sur le ciel bleu et le soleil ;)

Revenons à la suite de notre périple
Après être partis de Lake Entrance, nous avons décidé, avant d'aller sur Melbourne, de faire une pause d'un week end au bord d'une rivière (où une énième fois nous n'avons RIEN pêché, alors que l'endroit était d'après un autochtone "rempli de carpes grandes comme ça !") .

En attendant de faire passer le contrôle technique nécessaire à l'enregistrement de WQT, nous avons visité Melbourne pendant trois jours.

Le centre ville faisant 400 mètres sur 500, nous en avons rapidement fait le tour le premier jour. Centre ville d'autant plus rapidement visité que la ville de Melbourne met gratuitement à la disposition des touristes un vieux tramway qui en fait le tour en commentant chaque bâtiment. Passage obligé au Queen Victoria Market, une sorte de marché de Rungis en plus petit, puis direction le Royal Botanic Garden pour une dégustation de glace au bord du lac en passant par le mémorial de la guerre de 14-18 et pour finir, un peu de marche dans le sable sur la plage de St Kilda au sud de Melbourne.

Melbourne se voulant la capitale culturelle de l'Australie, nous avons été à l'exposition "Experimentation Utopia" ... c'est de l'art participatif, pas facile à expliquer, mais plutôt sympa. Et nous sommes bien sûr grimpé en haut de l'Eureka Tower, la plus grande tour de l'hémisphère sud, haute de 92 étages (et dont les vitres des 10 derniers étages sont plaquées d'or 24 carats s'il vous plait !!).

Troisième et dernier jour sur Melbourne, il est temps pour WQT d'aller à son rendez vous chez le garagiste et à nous d'en profiter pour aller au centre nautique situé à 500 mètres de là. Ô joie, Ô bonheur ! Après trois jours sans avoir pu prendre de douche et près de 3 semaines sans eau chaude à volonté, nous étions comme des marins arrivant dans une maison de filles de joie après 5 mois passés en mer ! Piscine, jacuzzi, sauna et hammam : le pied !

De retour au garage, le mécanicien nous conseille d'aller enregistrer WQT dans le Southern Australia plutôt que dans le Victoria, car même si il est en pleine forme, la loi du Victoria nous imposerait quelques réparations qui ne sont pas indispensables, mais qui pourraient être coûteuses au final (klaxon, air conditionné etc.). Ça tombe bien, le Southern Australia est notre prochaine destination. Direction Adélaïde en passant par le bush et les anciennes villes minières !

D'après Cyril : "la ville semble agréable à vivre, il est aisé de s'y déplacer et de la visiter grâce aux nombreux tramways et aux rues perpendiculaires façon San Francisco. Le coeur de la ville n'aurait à envier à Sydney que sa magnifique baie et sa plage de Bondi Beach. Ceci étant, à Saint Kilda, à 15 minutes en tram, on trouve une agréable plage (un peu venteuse le jour de la visite, parfait pour les kite surfers, moins pour nous). La ville possède de nombreux vieux bâtiments reflétant la richesse de l'état du Victoria suite à la ruée vers l'or du XIXème siècle, mais aussi d'impressionnants grattes-ciel. Bon point pour les superbes jardins du Royal Botanic Gardens plus grands, plus fournis et un peu plus fleuris qu'à Sydney. Mauvais point pour le climat plus tempéré qui nous a obligé à remettre nos pantalons !"

D'après Sébastien :"Sydney n'a rien à envier à Melbourne si ce n'est son réseau de tramway au chaleureux design très Berlin Est 1970. La couleur des buildings est composée d'un panel qui varie du gris au marron foncé. La tour Montparnasse passerait pour être "joyeuse" à côté (et pourtant dieu sait si...). Côté climat, on sent bien le cercle polaire antarctique à quelques centaines de kilomètres (surtout une fois la nuit tombée!), pas étonnant que la côte de Melbourne abrite une des plus importantes colonies de manchots. Dame nature n'aimant pas le déséquilibre, elle à fort heureusement dotée les sous sols de la régions d'or et de diamants à profusion ce qui à permis à la ville de posséder quelques immeubles victoriens construits pendant la ruée vers l'or qui valent un coup d'oeil."
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