mardi 27 juillet 2010

Nous avons testé pour vous... faire le tour de l'Australie en van

Voyager avec un van pour faire le tour de l'Australie est une expérience formidable mais ce n'est pas donné à n'importe qui. Il faut savoir faire preuve de courage, de patience, d'humilité et ne pas avoir peur de faire des sacrifices. Voici comment cela se passe quand on se lance dans une aventure au pays des kangourous à bord d'un WQT.

Vous vous doutez bien que même avec un van aussi luxueux que notre cher WQT, le confort se voit réduit considérablement. Entrée, salon, chambre, cuisine, tout est condensé dans six mètres carré, pas de toilettes ni de douches évidemment, faut pas rêver !! Fort heureusement, la banquette convertible en lit et le toit "pop top" permettent d'optimiser l'espace et de se tenir debout à l'intérieur, un plus qui s'apprécie particulièrement en cas de pluie (et un bon argument de vente!). La table escamotable est également une chose agréable à avoir pour une partie de carte ou un repas entre amis ;)

Niveau culinaire, il ne faut pas être trop exigeant car lorsque l'on ne dispose que d'un réchaud à gaz et que le réfrigérateur ne permet pas de conserver les aliments au frais plus de 24 heures, la carte des réjouissances est limitée. C'est la raison pour laquelle une grande partie des repas sont constitués de nouilles, de pâtes, de plats en conserve... Mais nous profitons de chaque arrêt au supermarché pour acheter des produits frais qu'il faudra manger dans les 2 jours. Et c'est avec un plaisir non dissimulé que nous utilisons les barbecues gratuits (électrique, à gaz ou à bois et disponibles un peu partout) pour faire cuire et nous délecter d'une bonne pièce de bœuf, de cuisses de poulets ou des poissons fraîchement pêchés. Au passage, nous ne pouvions pas venir en Australie sans goûter à l'icône national du pays. Et on peut vous dire que le kangourou n'a rien à envier à notre amie la vache, seulement deux pour cent de gras pour une texture et un goût assez proche, une tendreté et une jutosité à faire rougir un tournedos. Bref, aucun remords tellement c'est bon !

Outre le confort à sacrifier, la propreté est une chose difficile à conserver au cours d'un tel voyage. Malgré tout nos efforts pour garder notre van présentable, le sable, la terre rouge, les insectes, la pluie profitent du moindre petit interstice pour s'infiltrer et souiller notre bel intérieur refait à neuf. Et après cinq mois sur la route, notre aménagement digne d'une Business Class Air France aurait pu finir par ressembler à l'intérieur du RER parisien si nous n'en avions pas pris grand soin. Autre souci concernant la propreté, les douches. Même si il est possible de trouver des douches gratuites un peu partout (toilettes publiques, plages, parc nationaux...) celles ci sont rarement chaudes, alors quand la température extérieure n'excède pas les 20 degrés, se laver se révèle parfois être une rude épreuve. Et quand bien même la chaleur est suffisante, les douches peuvent être...salées, car dans certaines chaudes régions reculées, l'eau douce est une denrée rare. Pour pallier à ce problème, la douche solaire est une solution appréciable. Cependant, lorsque le soleil n'est pas présent ou lorsqu'on roule non stop toute une journée, elle s'avère inutile et c'est ainsi que nous nous sommes retrouvés à parcourir les 2000 kilomètres entre Darwin et Townsville sans pouvoir nous laver...

2000 kilomètres c'est long, cela demande de la patience, surtout lorsque l'on conduit un WQT dont la consommation est optimale à 80 km/h. Certains endroits comme les forêts d'eucalyptus géants du Western Australia ou les montagnes des Kimberley offrent des vues exceptionnelles le long de la route et c'est un plaisir de les parcourir. Mais lorsque la seule chose à voir se limite à un désert aussi plat qu'une crêpe dans lequel se battent trois arbres en duel, la route semble interminable, c'est pourquoi il est indispensable de disposer d'une bibliothèque musicale conséquente si on ne veut pas commencer à perdre la tête!

Autre difficulté pendant ces cinq mois, les télécommunications. Nous ne nous étions pas penchés sur la question avant notre arrivée en Australie, alors nous avons pris le premier opérateur venu, à savoir Vodafone. Regrettable erreur ! Autant le coût des appels reste raisonnable, autant la couverture du réseau est ridicule! Kangaroo Island, Exmouth, les parcs nationaux, les petites villes côtières... autant d'endroits où il aurait été plus efficace d'envoyer des pigeons plutôt que d'essayer de passer un appel. Pour cela, nous aurions mieux fait de choisir le France Télécom local, Telstra.
Accéder à internet ne pose pas de difficultés lorsqu'on a la chance d'être accueilli par des amis ou par des gens rencontrés sur internet comme Paul ou encore lors d'une partie de pêche comme Patricia. Mais en dehors de cela, si on ne veut pas payer un internet café prohibitif, il faut s'armer de patience et attendre d'arriver jusqu'au prochain McDonalds où le wifi, bien que lent, est gratuit. Un autre moyen, et sans doute le meilleur, est de se rendre à la "library" (bibliothèque). En effet, la plupart d'entre elles disposent d'un wifi gratuit de bonne qualité, et si ce n'est pas le cas, il est toujours possible d'avoir accès à un ordinateur pendant une heure ou deux si vous le demandez gentiment à la dame de la bibliothèque.

La grande question quotidienne du voyageur en van est : "On dors où ce soir?". Et oui, c'est sympa de dormir dans son WQT mais encore faut-il trouver un endroit tranquille pour se poser pour la nuit. Il est parfois facile de trouver un camps gratuit ou une aire de repos indiquée sur les cartes routières, mais souvent c'est le fameux cache cache avec les rangers. Mais le jeu en vaut largement la chandelle, se réveiller sous le chant des oiseaux au milieu d'une forêt, auprès d'un lac ou au bord d'une falaise est tout simplement fabuleux.

Le pays des kangourous propose des visages bien différents et possède une impressionante diversité de faune et de flore. De la forêt du New South Wales avec ses kookaburas, ses possums et ses wallabies aux superbes gorges du Nitmiluk. De la plage déserte de Jervis Bay avec ses kangourous au désert des Pinnacle. Des dauphins de Shark Bay aux sources chaudes du Northern Territory. De la forêt tropicale du Queensland aux plaines infinies de Nullarbor en passant par les requins baleines... Autant de choses magnifiques qui valent bien la peine de se lancer dans une telle aventure.

L'Australie c'est également ses habitants, et même si il y aura toujours un vilain vieux monsieur aigri pour vous embêter pour une histoire de parking ou un ranger pour vous empêcher de dormir, les australiens sont bien souvent des gens ouverts et généreux et ce sont les nombreuses rencontres que nous avons faites qui ont aussi rendu ce voyage unique. De Paul à la petite vieille de Kingscote. De Patrizia au mécanicien de Gin Gin en passant par tous les pêcheurs qui nous ont donné des appâts.

L'aventure est aussi un moyen de rencontrer d'autres voyageurs. Et même si souvent, cela ne va pas au delà de la simple discussion, parfois il est possible de lier de nouvelles amitiés, de partager des instants inoubliables avec des personnes que nous n'aurions jamais connues si nous n'étions pas partis. Laurent, Aïssa et les Riversiders, Sylvain et Anne Charlotte, Wendy et Mattias.

Ce voyage restera inoubliable et nous ne pouvons que vous encourager à vous lancer dans un tel projet si l'opportunité se présente. N'hésitez pas à nous poser des questions si vous décidez de venir en Australie pour vivre votre propre aventure.



Et l'aventure continue...

Et non, le voyage en Australie n'est pas encore terminé, du moins pour Cyril qui a décidé de rester quelques temps. Alors que Sébastien est parti découvrir le Japon avant de rentrer en France, Cyril s'est envolé pour Cairns au nord du Queensland afin de profiter d'un climat plus agréable...

Pour suivre les nouvelles péripéties, un nouveau blog, venez nombreux et inscrivez vous à la newsletter ;)

http://australopanda.blogspot.com
Les nouvelles aventures d'un panda en Australie
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mardi 13 juillet 2010

De Taree à Sydney : la fin de l'aventure

Nous en sommes donc resté à Taree ! A la fin du dernier article nous vous disions que nous partions pour Newcastle pour commencer à mettre des annonces sur internet. Mais quelques minutes après avoir posté l'article, le portable sonne ...
-"Oui allo, votre van est toujours à vendre? C'est possible de le voir demain sur Sydney?" (... euhhh comment vous dire qu'on est encore à 300 kilomètres et que rien n'est prêt pour notre arrivée ....) -"Oui bien sur demain après midi ça vous va?"
Rendez vous est donc pris pour le lendemain ... direction donc une aire de repos à une centaine de kilomètres au nord de Sydney pour "préparer" le van ... et croyez nous après 5 mois de voyage les photos mises sur internet (qu'on a prises juste après l'avoir relooker) commence à être éloignées de la réalité ...

Le lendemain, c'est donc par une température de -5° (photo à l'appui) que nous commençons dès 9h du matin à le nettoyer à grandes eaux. Intérieur, extérieur, vitres, toit, tout y passe. Même les pneus se voient recevoir une couche de mastic caoutchouc pour les rendre noir de nuit. Après 5 heures les mains dans l'eau glacée, nous terminons notre "oeuvre", et c'est un WQT méconnaissable qui repart tout frétillant (du moins de ce que ses 31 ans lui permettent de frétiller) en direction de Sydney. Pendant ce temps, deux autres coups de fil pour des rendez vous le lendemain (pas mal !!).
Première visite, un couple de français, apparemment intéressé. Mais ils veulent d'abord en voir d'autres et revenir l'essayer plus tard. Le soir venu direction chez Paul, qui entre temps nous à appeler pour nous dire que bien qu'il soit à Perth (au passage, il a rallié Perth à Sydney en vélo en 55 jours seulement !), son père serait très heureux de nous avoir chez lui pour quelques jours !

Lendemain, première visite, et ce ne sont pas deux, mais quatre personnes qui arrivent en même temps pour visiter le van. Précisons tout de même qu'aucun d'eux ne demande à le conduire et qu'au moment de démarrer le moteur pour le regarder tourner, WQT démarre pour la première fois en 5 mois au quart de tour ! La première visite s'éternise jusqu'à ce que la deuxième visite arrive à son tour (Et oui notre van attire du monde..)
Trois heures plus tard, coup de téléphone "on a une proposition à vous faire" ... et quelle proposition ... 2100 AU$ de plus que ce que nous l'avons acheté ... et encore : SANS L'ESSAYER !! C'est donc bien soulagés d'avoir trouvé un pigeo.. euh un nouveau propriétaire à WQT que nous profitons de notre séjour sur Sydney pour re-visiter la ville. Petit tour au museum (pour ne pas changer) et soirée au restaurant avec Sylvain et Anne Charlotte qui ont pendant ce temps eux aussi vendus leur voiture.

Les jours restants sont consacrés à l'organisation de nos départs respectifs (vers Cairns pour Cyril et vers Tokyo pour Seb). Mais nous ne pouvions partir sans retourner à Adélaïde dire au revoir à nos amis. D'ailleurs on va profiter de ce dernier article pour remercier tout ceux que nous avons croisé ici en Australie et sans qui l'aventure n'aurait pas été ce qu'elle a été :
Tout d'abord, Paul et son père Frank bien sur pour nous avoir accueillis chez eux aussi longtemps, Christine que nous avions rencontrée à seven miles beach grâce à qui nous avons pu caresser nos premiers possums, Patrizia pour nous avoir accueillis chez elle et nous avoir aidé dans nos problèmes de voiture, Laurent et Aïssa pour nous avoir fait passer une super semaine sur Adélaïde, Sylvain et Anne Charlotte pour tout ce temps passé à voyager ensemble, Wendy et Mattias les suédois pour tout ces moments passés sur les plages paradisiaques de la côte ouest, Tari notre petite indonésienne pour nous avoir fait découvrir "Bali by night".
Mais également merci à tous les autres que nous avons rencontré : La dame du visitor center de Pardana et son mari pour nous avoir treuiller, Peter et Janet pour avoir partager un repas avec nous à Kangaroo Island, La petite vieille de Kingscote pour nous avoir donné du matériel de pêche, Mélanie, Tifany et Tamara les supers colocs de Laurent et Aïssa, le gentil garagiste de Gin Gin pour ses conseils en mécanique, Val et JC pour la discussion autour d'un verre à Brisbane, Greg qui nous a laissé dormir devant chez lui à Cleveland et les nouveaux propriétaires de WQT pour nous avoir débarrassé de ce van arrivé au point de non retour.
Et merci à tous les inconnus qui nous ont aidés durant le voyage, qui nous ont donné des conseils, indiqué notre chemin, ou juste partagé un moment de discussion.

C'est ici que se termine l'aventure de deux pandas en Australie et avec elle ce blog qui, on l'espère, pourra servir aux futurs voyageurs qui voudraient venir ici au pays des kangourous ;-)
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lundi 28 juin 2010

De North Stradbrock Island a Taree

À présent de retour sur le continent nous continuons vers le sud en direction de Sydney où il va être temps de vendre WQT. Mais il nous reste encore 1000 kilomètres et qui sait s’il ne va pas nous lâcher d’ici là. Nous arrivons donc sur la Gold Coast, la « Miami » de l’Australie et profitons du beau temps et des températures supérieures à 20°C pour faire un des parcs d’attraction qui font la réputation de la région. Parc aquatique avec toboggans géants, piscine à vagues bien sur ! Bonne journée en tout cas sous un grand soleil pour une fois. Le lendemain nous passons par la ville de Surfers Paradise. Comment la qualifier … Si cette ville était une personnalité, elle serait assez proche de Paris Hitlon. En auto-promotion constante, avec pas grand-chose de spécial à offrir, toujours partante pour faire la fête sans que pour autant il y est grand-chose d’intéressant à y faire … bref : le genre de ville qui ne sert à rien si ce n’est à défigurer le paysage en y plantant des tours au bord de la plage à la manière « La Grande Motte » : la mer, la plage, une route, des tours et des boîtes de nuit. Passage éclair à Byron Bay qui est censé être un des endroits les plus beaux du New South Wales (oui on est revenu dans le New South Wales après 15 000 kilomètres !) … censé oui, car sous une pluie torrentielle avec un petit 15°C ça n’a rien de beau et nous passons rapidement sur le cap le plus à l’Est de l’Australie histoire de dire qu’on y était !

Nous finissons finalement sur une aire de camping entre le sud du Queensland et la ville de Lismore. Petite balade au milieu des bananerais où au passage nous en profitons pour faire le plein de fruit ;-) et faire ami-ami avec un échidné (leur hérisson à eux quoi). Lendemain, après avoir traîné la matinée à faire des pancakes, nous arrivons à Lismore un peu plus à l’intérieur des terres pour tenter d’apercevoir des platypus (oui c’est plus facile et rapide à dire que or-ni-tho-ryn-que) cet espèce d’animal mi-canard, mi-castor, mi-loutre, qui en plus pond des œufs et a des glandes à venin aux pattes. Mission à moitié réussi puisqu’on a vaguement vu un truc nager furtivement la nuit à la surface de l’eau … on reste bien sur persuadé que cet animal n’existe pas ;-).


Jour suivant, Coffs Harbour. Ville digne de la capitale d’une république bananière avec là encore une (très laide) statue géante, celle d’une banane. On ne s’explique toujours pas l’intérêt qu’on les australiens pour ces sculptures géantes qui fleurissent un peu partout dans le pays et qui rivalisent de laideur et de disproportion. Banane géante, mangue géante, crevette géante, cheval à bascule géant (quand on vous disait qu’il y avait de tout et n’importe quoi …). Nous profitons du beau temps passager pour une petite partie de pêche qui nous fait découvrir le poisson le plus moche de notre voyage (mais qui a bon goût).


Départ pour Port Macquary et pour son hôpital des koalas (sous la pluie à nouveau). C’est le moment de la rubrique « émotion » avec ses petites bestioles plus proche de la peluche que d’un animal vivant, ayant (au choix) été renversés par une voiture, mordus par un chien ou encore retrouvés calcinés au milieu d’un feu de forêt. Certains arrivent dans un piteux état (comme celui de la photo) totalement brulés, tout tremblant et en grande déshydratation après les immenses feux de forêt qui sévissent l’été ici. Mais l’hôpital des koalas de Port Macquary est réputé mondialement et arrive le plus souvent à les remettre sur pied et à les relâcher dans la nature.


Après leurs avoir dit au revoir, nous repartons, toujours plus au sud pour nous arrêter à Taree (prononcé « Tawi » et non « Taré ») pour aller voir une des dernières poches de forêt pluviale du New South Wales. Cette forêt primaire est tellement épaisse que seulement 5% des rayons du soleil arrivent au sol (d’où la mauvaise qualité des photos). Le soleil refaisant à nouveau une apparition, nous partons découvrir cet endroit, au programme : arbres géants, sauts de liane en liane, dindes sauvages et rencontre avec une des plus grandes colonies au monde de Red Head Flying Fox (chauve souris géante à tête de renard). Difficile d’imaginer le bruit dans cette forêt … un vacarme de cris d’oiseaux et de chauve souris ! Pas étonnant que les premiers explorateurs aient fait demi-tour devant un tel endroit !


Prochaine étape, New Castle et Sydney pour vendre le van. Et oui on y est déjà !


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mardi 22 juin 2010

De Magnetic Island à North Stradbrock Island

Par avance désolé pour le retard dans nos aventures, mais ... ben on fait ce qu'on veut et puis voilà ! En passant vous trouverez sur notre site (à gauche dans la liste de blog) un lien vers le blog de Paul (l'australien qui nous a accueillis à notre arrivée en Australie) et qui est parti faire le trajet de Sydney à Perth à vélo pour l'association pour laquelle il travaille. N'hésitez pas à faire un tour sur son blog et y faire un petit don si le cœur vous en dit ;-). Vous trouverez également le blog de Sylvain et Anne Charlotte.
Nous en étions donc resté à Magnetic island (qui n'a rien de magnétique d'ailleurs). Une fois la location de la moto faite, direction le nord de l'île à Horseshoe Bay, plage magnifique (mais où encore une fois on ne peut se baigner que dans les zones sécurisées par des filets anti-méduses ...), puis direction Florence Bay, joyaux de l'île aux eaux turquoises et remplis de coraux ... mais le plus simple pour vous faire une idée de tout ça est de cliquer ici pour aller voir toutes les photos (bien sur la baignade reste dangereuse à cause des méduses dont la saison est quand même censée être finie !!). Mais une baie aussi belle c'est tentant ... donc petite brasse rapide obligée ;-)

L'île est aussi réputée pour ses koalas ... que nous ne verrons pas à cause d'un incendie sur les hauteurs de l'île, ce qui nous empêche de faire la randonnée jusqu'à eux ... tant pis ... nous nous rabattons sur les rock wallabies devenus nos grands amis après avoir découvert que nous avions une cargaison de pommes avec nous ... là encore les photos parlent pour nous ;-) (Et non, nous n'en avons pas ramené !!!!)
Et pour finir notre journée sur l'île, nous faisons le plein de noix de coco... Suffisament afin de pouvoir s'en gaver pour le mois à venir en tout cas ...
La météo étant de plus en plus déprimante, nous filons vers Rockampton et nous y retrouvons les poulitoux (Sylvain et Anne Charlotte) dans des températures digne de Tourcoing au mois de novembre ... Mais les retrouvailles seront de courte durée. Ils doivent partir rapidement pour Sydney afin d'y vendre leur voiture. Le lendemain, nous leur disons donc à bientôt et partons faire un tour au zoo (gratuit) de la ville où nous voyons pour la première fois des dingos (par là on entend "vivant" et pas écrasés sur le bord de la route). La pluie ayant maintenant carrément fait son apparition et le moral étant au plus bas nous roulons plus au sud vers Bundaberg connue pour son rhum. On en profite au passage pour visiter la distillerie et boire pour oublier cette météo de ***** (humour bien sur ... pour l'alcoolisme, pas pour la météo !).

Alors que nous sommes dans l'Etat de l'Australie le plus ensoleillé et le plus chaud pendant l'été, nous nous apercevons de la (dure) réalité du climat hivernal ... pas plus de 20°C et un temps mitigé ... Pour la France un hiver pareil est utopique certes, mais quand vous venez de passer plus de 2 mois à plus de 30°C sous un ciel bleu, la chute est dure ... d'autant qu'on pensait y rester pendant plusieurs semaines afin de profiter des plages immenses et de la grande barrière de corail ... ah ah ah ...

Et pour ne rien arranger, le van recommence à faire des siennes ... La route devenant de moins en moins plate au fur et à mesure que nous avançons vers le sud, WQT émet à intervalle de plus en plus rapproché une espèce de "POP" sans parler du moteur qui a de moins en moins la pêche. Mais ses petits caprices de van gâté n'amuse que lui, et c'est donc sans le sourire que nous changeons les filtres à air, à essence ainsi qu'une partie du système d'allumage ... merci WQT !!!

Vous comprendrez donc que nous n'apprécions plus le voyage à sa juste valeur ... (roooh les relous, ils sont en Australie et en plus ils se plaignent !!!!) Oui, mais faites du camping pendant 5 mois dans un van de 31 ans qui est plus capricieux qu'un mioche de 4 ans, et qu'en plus il fasse moche et froid ... et LÀ vous comprendrez ! Nous partons donc de la "Sunshine" Coast pour aller sur Brisbane : la ville où (d'après le panneau d'entrée) l'été ne finit jamais" ... Vraisemblablement le climat n'est pas d'accord avec ce dicton et c'est sous la pluie et dans le froid que nous sommes accueillis à Brisbane. Premier jour, visite rapide du centre ville où nous avons pu profiter (du regard uniquement) du Streets Parkland (jeu aquatique gratuit et lagon d'eau douce) et du Botanic Garden. Le soir, nous avons eu la visite d'un ringtail possum pour notre désormais très célèbre séance photo animalière. Possum dont nous avons le lendemain enterré un congénaire trouvé au Botanic Garden (on s'occupe comme on peut) avant d'aller rejoindre Val et J.C. (lien de leur blog "un gars une fille en Australie" sur la gauche également) pour les assommer de conseils pour leur voyage qu'ils débutent. Fin d'après midi mitigé niveau climat donc direction le muséum (ça faisait longtemps ...) avant de partir en direction de Cleveland où nous avons prévu de prendre le ferry le lendemain pour l'île de North Stradbrock Island.

Au levé, Ô joie ! Il y a du soleil ! Nous partons pour deux jours (avec WQT) sur cette île réputée pour sa riche faune marine. Et sa réputation n'a pas faillit : Nous avons assisté à la migration des baleines à bosses qui remontent en ce moment du pôle sud où elles se sont gavées tout l'été, pour aller se reproduire dans les eaux tropicales : impressionnant. Elles étaient accompagnées de dizaines de dauphins qui jouaient avec elles dans les eaux bleues du pacifique. Lendemain, petit tour sur la plage (de plus de 10 kilomètres) et autour du Brown Lake, un lac au centre de l'île avant d'attraper le ferry juste à temps pour rentrer sur le continent (photo de l'île également disponible en cliquant ici).

Le temps ayant été agréable et ensoleillé sur l'île, nous avons retrouvé le moral et sommes prêts pour continuer la route vers Sydney.
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mardi 15 juin 2010

Nous avons testé pour vous ... La pêche en Australie

On ne pouvait décemment pas vous priver d’un article sur la pêche alors qu’on vous en parle régulièrement. La pêche est à l’Australie ce que les vergetures sont à la maternité : un passage obligé ! Plus de la moitié des australiens pratique ce « sport » et un australien sur cinq possède son propre bateau. C’est dire si cela compte à leurs yeux !

Il s’est avéré que deux cannes à pêche et quelques hameçons se trouvaient dans le van lors de l’achat. Mais il ne nous a pas fallu longtemps pour récupérer rapidement une tonne de matériel de pêche sur les jetées. Oui il faut expliquer également que les australiens dépensent sans compter pour leur matériel et peu leur importe de perdre ou d’oublier un peu de celui-ci sur leur lieu de pêche. C’est ainsi qu’au bout de plus de deux mois nous avons dût acheter une boite de pêche pour ranger tout notre bazar. Hameçons de toutes tailles pour attraper de la sardine au requin, leurres à calamars, leurres à poissons, mitraillettes, flotteurs, tridents, des mètres de fil de pêche de toute épaisseur, on en passe et des meilleurs. Sans parler des appâts (nous avons testé un peu tout, bout de poisson et de calamar, pain, donuts, maïs, coquillage, crevette …).

Bref nous sommes à présent équipés comme des pros et nos profitons de la moindre occasion pour tester nos nouvelles trouvailles. Il faut également préciser que sur les plus de 25 000 km de côte que possède ce pays, à aucun endroit les australiens n’ont la même technique pour pêcher. D’ailleurs les prises ne sont pas les mêmes !! Maquereaux et sardines sur la côte sud ouest, calamars et saumons en pagaille sur Kangaroo Island, crabe bleu géant sur la côte sud, garfish au sud-est, poissons exotique au nord-est, thons, espadons, raies et requins sur la côte nord … à chaque nouvel endroit c’est une nouvelle surprise qui nous attend. Sans parler des animaux qui nous accompagnent pendant nos parties de pêche : otaries, léopard de mer, pingouins, requins, cormorans, mouettes (raahhh quelles saloperies celles là, de loin les pires !), pélicans, lion de mer et albatros sont souvent de la partie quand il s’agit de nous voler nos prises !!!

De plus la pêche ici est totalement inter-générationnelle (de 7 à 77 ans) et c’est un excellent moyen de socialisation (pour preuve, notre rencontre avec Patrizia à Vivonne Bay !).

Pour finir et pour vous prouver qu’ici les eaux sont particulièrement poissonneuses rien n’est mieux qu’une vidéo. La réalisation de ce film est certifiée sans aucun trucage !! ;-)


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vendredi 11 juin 2010

De Darwin à Magnetic Island

Nous voilà donc de retour à Darwin où le climat a bien changé depuis notre départ, partie la chaleur étouffante, partie l'humidité qui fait transpirer rien qu'en bougeant un orteil, partie la couverture nuageuse et les averses ! C'est ainsi sous un soleil radieux et une douce chaleur que nous profitons du parc aquatique gratuit de la ville, Leanyer Recreation Park : piscine, jets d'eau, toboggans... parfait pour s'amuser et se rafraîchir la journée avant d'aller flâner au marché nocturne de Mindill Beach. Flâner uniquement, évidemment au vu des prix exorbitants comparés à ceux de Bali.

Nous partons le lendemain pour une petite balade dans les jardins botaniques puis dans la ville, un petit tour dans les magasins, un petit tour à la piscine d'eau salée, un petit picnic dans le parc verdoyant, une petite noix de coco (que nous avons faite tomber du cocotier à coup de piquet de tente)... La journée terminée, nous décidons que nous sommes prêts pour affronter les 2500 kilomètres de route jusqu'à la côte Est du Queensland.
Nous quittons Darwin après avoir fait de petites provisions et après un petit passage aux Howard Springs dans lesquelles nagent poissons et tortues (passage ultrarapide pour cause de baignade impossible et d'attaque de moustiques).

Et c'est après trente petits kilomètres que se fait entendre un ÉNOOORME bruit de moto, voire d'avion à réaction, quelques secondes puis plus rien. Étrange. Et à nouveau, VRRAAAOOUUM !!! Mais elle est où cette moto? A moins que les avions ne volent vraiment bas??! ...
Ah? Mais tiens c'est bizarre, c'est lorsqu'on lâche l'accélérateur qu'on l'entend cet avion.
Ô rage, ô désespoir, c'est donc notre vieux WQT qui se sent pousser des ailes.
Nous prenons la première sortie d'autoroute, et nous arrêtons afin d'appeler la Roadside Assistance, notre assurance qui nous envoie un mécanicien pour jeter un œil à notre WQT. Son diagnostic : "cela doit venir de la boîte de différentiel, je ne peux rien faire sur place, il vaut mieux éviter de rouler, on peut vous ramener dans un garage sur Darwin pour faire réparer tout ça".
Mais il est bientôt 17h et tout ces fainéants de garagiste vont fermer, nous attendons donc le lendemain matin pour nous faire remorquer jusqu'au garage auquel nous laissons notre van agonisant.

Pendant ce temps, nous profitons du fait que l'assurance peut nous fournir une voiture de location et nous nous retrouvons donc au volant d'une Toyota Altezza, 240 km/h au compteur, climatisation, vitres électriques...
Le garagiste nous ayant prévenu qu'il sera peu probable de récupérer le van aujourd'hui, nous réservons une nuit dans un hôtel (qui nous sera également payée par l'assurance) et nous nous rendons à nouveau au parc aquatique pour passer la journée. Et c est pendant que nous étions en train de faire les idiots dans les toboggans que le garage nous a laissé un message sur notre messagerie, WQT est réparé ! Nous pouvons le récupérer... en échange de 200$. Chose faite 20 minutes plus tard et nous voila repartis pour la loooongue route jusqu'au Queensland (après avoir ramener la voiture de location et annuler la réservation de l'hôtel évidemment).

Histoire de briser un peu la monotonie de la route, nous faisons un arrêt dans la ville de Mataranka où se trouvent les Bitter Springs, des sources d'eau chaude comme un bon bain et limpide comme de l'eau de piscine, le tout dans un décor de forêt tropicale avec son lot de libellules et d'araignées. Un vrai coin de paradis que nous quittons pour retrouver le bitume sur les 2000 kilomètres que nous parcourons le plus vite possible car a l'intérieur des terres il fait grandement froid, la température a même chuté jusqu'à 5 degrés durant la nuit.

Et c'est au bout de trois jours et demi que nous arrivons enfin à Townsville, capitale du nord du Queensland. Quel plaisir de trouver des douches au bord de la plage, même froide (car oui il faut préciser qu'il n'a pas été possible d'utiliser les douches solaires sur la route...)
Nous sentons maintenant suffisamment bon pour nous mêler à la population et prendre le ferry se rendant sur Magnetic Island, un autre petit coin de paradis.
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dimanche 6 juin 2010

Avez vous des questions?

Juste un petit article pour vous demander de poser toutes les questions auxquelles vous auriez envie que l'on réponde.

Posez vos questions en commentaire de cet article, nous y répondrons au plus vite dans un prochain article.

Thank you ;)

mardi 1 juin 2010

De Darwin à Bali

Avec un peu de retard, voici enfin l'article sur nos "vacances" en Indonésie. Alors on vous voit venir d'ici : "Des vacances?? Nan mais ils se moquent de qui?! Ils voyagent depuis 4 mois ..." Ce à quoi nous vous répondrons : "Oui ! Et en plus sans aucune pensée pour tout ceux qui travaillent en France" :)

Décollage donc le 20 mai dernier à 20h depuis l'aéroport de Darwin avec la compagnie Jet Star (n.b : Ne JAMAIS reprendre cette compagnie). Hormis un atterrissage catastrophe à l'aéroport de Bali où nous avons pensé (comme les 98 autres passagers) que l'avion allait se briser en deux en percutant le tarmac, le vol de 2h30 s'est bien passé.
Sortie rapide de l'avion en insultant le commandant de bord sur 20 générations (oui encore) et premier contact avec les douaniers indonésiens : DES VOLEURS ! 5 dollars supplémentaires comme pot de vin pour obtenir le visa... (A raison de 5000 touristes par jour, merci le pourboire !!) Bref, sortie de l'aéroport et aussitôt mis dans l'ambiance en se faisant accoster par une horde ( Si, si, plus de 10 personnes on peut appeler ça une horde...) d'employés de banque de change qui nous supplient à qui mieux mieux de venir échanger nos dollars dans leurs bureaux plutôt que celui du voisin (à coup de sourire Colgate plus brillant et plus large les uns que les autres).(n.b : Ne plus JAMAIS échanger notre argent chez Travelex avant de partir : à côté d'eux les douaniers sont des saints !!! 20 dollars de commission et 15% de change inférieur aux bureaux locaux, merci bien !!!). Une fois l'épreuve passée, (et plus de 2 millions de roupies chacun... imaginez la quantité de billets...) une autre se profile, se trouver un hôtel rapidement (21h heure locale) et pas trop loin. Aussitôt dit, aussitôt fait dans le bureau de réservation de l'aéroport et 5 minutes plus tard nous voilà dans un taxi en direction de Kuta, la ville "branchée" de l'île de Bali à 2 km au nord de l'aéroport .... mais à une heure de taxi !! Merci qui? merci les embouteillages, qui ici durent 24h/24h, y compris la nuit (Dieu merci le prix du taxi est un prix fixe à destination). Hôtel avec clim' et piscine bien sur pour ce qui est du logement, et resto à 4€ le repas pour ce qui est de la nourriture. [Pas cher dîtes vous? attendez de savoir combien coute un jus de mangue fraîchement pressée ... ;-)]

Lendemain, départ pour Padang Bay à l'Est de l'île histoire de rester à fainéanter sur la plage au calme. Mais une fois arrivés : MENSONGES !!! Les photos que l'on avait vu de la superbe plage n'ont rien à voir avec la réalité qui est bien plus proche d'un village à mi chemin entre un port de pêche et une décharge à ciel ouverte. Qu'à cela ne tienne, nous prenons le premier pêcheur qui passe et marchandons dix minutes avec lui pour qu'il nous dépose sur l'île de Lembongan au Sud Est de l'île de Bali.

Après une traversée ... humide (c'est le moins qu'on puisse dire !) à bord d'une ... euhh comment vous décrire ça .... à bord d'une frêle embarcation ... nous arrivons enfin à destination. C'est donc ici que nous passons les 5 jours suivants à ... fainéanter, oui c'est le mot : Fainéanter. Notre programme type ? Lever 9h, petit déjeuner composé de papaye, ananas, pastèque et pancakes au miel et à la banane avec un jus de mangue ou un thé glacé au citron, le tout fait maison (3€ pour le petit dej bien sur)
Balade digestive de 500 mètres afin d'aller se poser sur les chaises longues de notre restaurant préféré à siroter des cocktails face à la mer jusqu'à midi. Déjeuner vers 12h30, le plus souvent des plats indonésiens à base de nouilles fris accompagnées de légumes grillés et de fruits de mer. 14 h : c'est l'heure où nous attend notre thérapeute pour une heure trente de massage. Et pendant que l'un se fait masser, l'autre continue de boire dans le petit bar d'en face (jus de fruits frais pressés en direct live, idéal lorsqu'il fait 30°c dehors ... 90 centimes)
Déjà 17 h et nous n'avons pas vu la journée passer ... vite retournons au restaurant avant que le soleil se couche pour siroter un énième cocktail devant un sunset sur l'Océan Indien digne d'une brochure du Club Med. Re-repas gastronomique à pas-cher avant de faire le sport de la journée ... les 500 mètres qui nous séparent de l'hôtel, ... pioufff. Bref un programme épuisant ponctué par quelques heures de tentative de surf et un tour de l'île en moto (c.f la vidéo).

Après 5 jours de ce programme .... éreintant il faut bien le reconnaitre, il est temps de retourner sur Bali pour les jours restants. Re-bateau qui mouille et un peu de bus et nous revoilà à Kuta. Une fois de plus nous trouvons un hôtel avec une grande piscine entourée de manguiers et de cocotiers (attention aux chutes de fruits qui font plus de morts dans le monde que les attaques de requins). Notre nouveau programme ? Shopping pour-pas-cher, plage et piscine.
Petites précisions sur "le lèche vitrine en Indonésie". Cette activité est plus proche du parcours du combattant parsemé de mines anti-personnel que de shopping à proprement parler. Tous les 5 mètres il faut décliner (gentiment les premiers jours...) l'invitation à louer motos ou voitures, à rentrer dans un salon de massage, à acheter (au choix) T-shirt, montres, lunettes de soleil, tongs, phallus en bois, champignons hallucinogènes, marijuana ... Bref que des produits locaux ...
Une fois passé cette étape, il ne vous restera plus qu'a choisir la mine sur laquelle poser votre pied et à commencer à négocier le prix de vos achats (ce qui peut réduire la facture de 80% tout de même pour les meilleurs d'entre vous ...). C'est donc avec moultes shorts, t-shirt et contrefaçons en tout genres que nous rentrerons en Australie (non, ni champignons ni marie-jeanne).

Pour ce qui est de la plage, ce ne sont pas des mines qu'on pose devant vous, mais des missiles à têtes chercheuses qu'on vous tire dessus dans le but de vous faire craquer devant une mangue ou un ananas bien frais (oui mon père nous avons pécher, nous avons craquer face à tant de tentation ...) ou encore de vous forcer la main pour un collier ou un bracelet en peau de fesse de babouin ou autre (nous sommes fort, nous avons résisté). La meilleure méthode face à leur technique de vente à domicile est d'aller "s'amuser" dans les vagues ... hautes de trois mètres qui vous retournent un peu à la manière d'une machine à laver en programme essorage 3000 tour minute.

Vous comprendrez donc que le meilleur moyen d'être tranquille reste encore de (re)fainéanter au bord de la piscine de l'hôtel dont la température de l'eau (identique à celle de la mer) est outrageusement chaude ! C'est à un moment de relaxation comme celui-ci que nous rencontrons Tari, elle aussi en vacance à Bali. Ayant bien accrocher avec nous, elle nous invite à dîner avec elle (personnes sensibles au plats relevés s'abstenir) au bord de la piscine. Au fil de la discution, nous apprenons qu'elle vient d'une famille aisée de Jakarta et qu'elle est scénariste en recherche d'inspiration. Nous apprenons également qu'elle vient de rencontrer Julia Roberts qui est venue tourner l'adaptation du livre de Elizabeth Gilbert : Eat, Pray and Love. Après une soirée à discuter et à boire en ville, elle nous invite à venir chez elle à Jakarta après notre tour d'Australie. Voilà qui est noté ;-) !!!!

Mais il est déjà temps pour nous de lui dire au revoir et de repartir pour Darwin où nous attend WQT sur le parking de l'aéroport (+114$ tout de même !!) au revoir l'Indonésie .... et à très bientôt !!!!!!!! Vous pouvez retrouver une partie de nos photos en cliquant ici ;-)
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mercredi 26 mai 2010

De Katherine à Darwin

Nous sommes surs que vous attendiez avec impatience la suite des aventures … et comme tout vient à point à qui sait attendre vous voilà récompensés après quelques temps sans nouvelles.

Nous repartons donc tous les quatre de Katherine en direction du parc national du Nikmiluk à une quarantaine de kilomètre pour plonger dans nos premières « piscines naturelles ». Après une heure et demie de marche au fond d’une gorge nous débouchons sur une oasis dans un petit recoin du canyon, dans un décor digne de Jurassic Park. Imaginez deux cascades jaillissant de nulle part et plongeant directement dans un petit lac creusé par des siècles d’érosions qui lui-même est la source d’une nouvelle cascade, au milieu des palmiers et des eucalyptus couverts de minuscules perroquets. Après la marche sous le soleil écrasant du nord de l’Australie, vous pouvez imaginez le bonheur de plongez sous l’eau à 25°C de cette oasis ! Après deux heures de baignades, il est temps de rentrer aux voitures pour manger un bout (il est 13h passé, il fait faim !). Mais avant, pourquoi ne pas descendre encore plus bas le long du canyon pour tenter d’apercevoir les crocodiles (qui ne peuvent remonter jusqu’à l’oasis) ? Et pourquoi ne pas tenter de couper à travers l’autre canyon pour gagner du temps pour rentrer aux voitures ? Et pourquoi s’entêter à marcher dans une végétation dense au milieu de nulle part sans s’avouer que nous nous sommes perdus ? Et pourquoi n’avons-nous pas emmené à manger ? Et pourquoi le soleil se couche-t-il dans 3 heures ? Bref autant de questions auxquelles nous avons largement eu le temps de répondre 6h30 plus tard quand totalement épuisé et en maudissant les rangers sur 20 générations de ne pas avoir pensé à faire plus de piste balisées dans le bush nous arrivons finalement au van !

C’est donc en se promettant de ne pas s’écarter des sentiers prévus à cet effet que nous repartons le lendemain (avec un demi kilo de nourriture chacun !!) pour une (petite) marche jusqu’à Edith Falls, d’autres cascades formant des piscines naturelles, à une cinquantaine de kilomètre au nord de Katherine. Endroit superbe si l’on occulte les panneaux avertissant de la « possible présence » de crocodile dans les eaux du lac le plus en aval.

Programme du jour suivant (pour ne pas trop varier le menu) : baignade dans le parc national du Litchfield. Journée que Sylvain et Anne Charlotte auraient certainement d’avantage appréciée si Charlotte ne s’était pas abimé le pied et si Sylvain n’avait pas plongé avec leur appareil photo numérique dans la poche de son short de bain. Encore plein d’oasis magnifiques (avec une eau constante à 28°C due aux températures qui ne descendent jamais en dessous de 25°C (la nuit !) de toute l’année), des cascades immenses, des termitières géantes … trop de chose à expliquer alors allez donc voir les photos en cliquant ici ;-).

Lendemain encore, Berry Springs, baignade dans des sources chaudes au milieu des yuccas géants, dans une eau totalement transparente pleine de poissons de toute les sortes (on en a profité pour ressortir le masque et le tuba). Quand on dit sources chaudes, comprenez eau de source à plus de 34°C bien sur. Petit barbecue sympathique histoire de grignoter un bout au bord de l’eau, puis encore et toujours baignade (d’autant plus agréable que la température extérieure est de 38°C et le taux d’humidité avoisine les 95%). Pour ce qui est des crocodiles, soyons tranquille puisqu’un panneau nous informe qu’ils sont capturés et emmenés dans une ferme d’élevage lorsqu’ils sont trouvés par ici … rassurant hein ?! Pas de panique, il ne s’agit que de crocodile d’eau douce qui (si on ne vient pas jouer à saute mouton sur leur dos) sont inoffensifs.

Petite parenthèse pour signaler que les mouches ont quasiment disparu et ont généreusement donné le relais aux moustiques qui grouillent littéralement près des points d’eau et qui contrairement aux gentils suceurs de sang français n’attendent pas la nuit pour attaquer !

Il est temps à présent de partir pour Darwin où nous attend notre avion pour l’Indonésie, mais auparavant, petite soirée casino avec Sylvain et Anne Charlotte histoire de se dire au revoir et histoire de se faire un peu d’argent de poche pour nos vacances à Bali. Une dernière noix de coco ramassée dans la rue à partager tous les quatre et il est temps de se quitter après un mois à voyager ensemble. A bientôt les poulitous, on se voit dans le Queensland ;-).

Trois, deux, un, décollage : et c’est parti pour 10 jours en Indonésie. Bali, nous voici !

(PS : nous avions oublié les photos des dauphins de Shark Bay et d'un émeu qui est venu visiter notre van sur un parking d'Exmouth. Vous pouvez aller dans l'album Western Australia, elles y sont à présent ;-) )

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dimanche 23 mai 2010

De Exmouth à Katherine

Nous avons donc quitté Exmouth le 7 mai dernier après une partie de pêche mémorable avec nos deux amis suédois Mattias et Wendy [plus de 2 kilos de poissons en 3 h ;-)]. Pour ce qui est du programme des réjouissances qui nous attendent, il est simple : 3153 km de routes jusqu’à Darwin … Effectivement dit comme cela, la distance à de quoi arrêter même les plus courageux routiers français (imaginez vous faire Lisbonne-Moscou) Mais ici le rapport aux kilomètres est totalement différent et nous avons pris le pas. Nous parcourons à présent plus de 500 kilomètres par jour et cela parait tout à fait normal. Après 400 kilomètres nous arrivons dans les villes minières de Karratha et Port Hetland. Bourgades de 5000 âmes perdues le long de la côte nord de l’Australie, avec le charme de la zone industrielle de Dunkerque et brulées par un soleil de 38°C à l’ombre. Les gens s’y trainent plus qu’ils ne marchent et les maisons en tôle donnent vraiment l’impression d’avoir fait une halte dans un bidonville de Calcutta. Vous comprendrez donc que nous ne nous arrêtons uniquement pour faire quelques courses et le plein du van.

Etape suivante : Broome, ancienne ville perlière posée au bord de l’Océan Indien au premier tiers du chemin nous séparant de Darwin. Aussitôt arrivés nous retrouvons Sylvain et Anne Charlotte qui nous y attendaient depuis deux jours. Cette fois c’est décidé, nous ferons le voyage jusqu’à Darwin tous les 4 (c’est quand même plus drôle de voyager en convoi). Après un arrêt à Cable Beach (impossible de s’y baigner pour cause de méduse mortelle) et à Cap Gantheaume pour y voir des traces de dinosaures dans les rochers bordant la mer, nous décidons d’aller faire une petite partie de pêche tous les 4 (bien que cette fois nous revenions sans un seul poisson digne de ce nom). Après s'être fait réveiller à 2h30 du matin par un policier nous demandant gentiment de quitter le parking de la bibliothèque sur lequel nous dormions (cf article précédent), nous décidons qu'il est temps de partir de Broome pour les 1900 kilomètres qui nous séparent encore de Darwin… Mais nous ne partons pas sans emporter des noix de coco fraichement tombées des cocotiers plantés un peu partout dans les rues de la ville ;-).

500 kilomètres plus tard, petite balade dans les Geikie Gorges au creux desquelles coule une rivière abritant des crocodiles d'eau douce que nous avons aperçus de loin seulement. Comme nous sommes à la saison sèche, le niveau de l'eau est très bas et laisse apparaitre une strate blanche sur les falaises.

Arrêt suivant : Kununurra pour aller faire un peu de marche dans le Mirima Nationnal Park au milieu des impressionnantes gorges noires et orange. Mais les températures dépassant à présent les 40°C pour un taux d’humidité avoisinant les 95%, nous nous enfuyons tous ensemble vers les sources chaudes de la ville de Katherine à 400 kilomètres au sud de Darwin [après avoir booké nos billets d’avion pour Denpasar sur l’île de Bali ;-)] Quel bonheur de plonger dans une eau à 32°C (sans crocodiles, ce qui est devenu rare ici au nord) quand la températures à l’ombre dépasse les 40… aussitôt sortis, aussitôt sec … mais aussitôt transpirant … donc aussitôt retourné dans l’eau … mais les photos vous l’expliquerons mieux qu’un long discours …

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