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dimanche 23 mai 2010

De Exmouth à Katherine

Nous avons donc quitté Exmouth le 7 mai dernier après une partie de pêche mémorable avec nos deux amis suédois Mattias et Wendy [plus de 2 kilos de poissons en 3 h ;-)]. Pour ce qui est du programme des réjouissances qui nous attendent, il est simple : 3153 km de routes jusqu’à Darwin … Effectivement dit comme cela, la distance à de quoi arrêter même les plus courageux routiers français (imaginez vous faire Lisbonne-Moscou) Mais ici le rapport aux kilomètres est totalement différent et nous avons pris le pas. Nous parcourons à présent plus de 500 kilomètres par jour et cela parait tout à fait normal. Après 400 kilomètres nous arrivons dans les villes minières de Karratha et Port Hetland. Bourgades de 5000 âmes perdues le long de la côte nord de l’Australie, avec le charme de la zone industrielle de Dunkerque et brulées par un soleil de 38°C à l’ombre. Les gens s’y trainent plus qu’ils ne marchent et les maisons en tôle donnent vraiment l’impression d’avoir fait une halte dans un bidonville de Calcutta. Vous comprendrez donc que nous ne nous arrêtons uniquement pour faire quelques courses et le plein du van.

Etape suivante : Broome, ancienne ville perlière posée au bord de l’Océan Indien au premier tiers du chemin nous séparant de Darwin. Aussitôt arrivés nous retrouvons Sylvain et Anne Charlotte qui nous y attendaient depuis deux jours. Cette fois c’est décidé, nous ferons le voyage jusqu’à Darwin tous les 4 (c’est quand même plus drôle de voyager en convoi). Après un arrêt à Cable Beach (impossible de s’y baigner pour cause de méduse mortelle) et à Cap Gantheaume pour y voir des traces de dinosaures dans les rochers bordant la mer, nous décidons d’aller faire une petite partie de pêche tous les 4 (bien que cette fois nous revenions sans un seul poisson digne de ce nom). Après s'être fait réveiller à 2h30 du matin par un policier nous demandant gentiment de quitter le parking de la bibliothèque sur lequel nous dormions (cf article précédent), nous décidons qu'il est temps de partir de Broome pour les 1900 kilomètres qui nous séparent encore de Darwin… Mais nous ne partons pas sans emporter des noix de coco fraichement tombées des cocotiers plantés un peu partout dans les rues de la ville ;-).

500 kilomètres plus tard, petite balade dans les Geikie Gorges au creux desquelles coule une rivière abritant des crocodiles d'eau douce que nous avons aperçus de loin seulement. Comme nous sommes à la saison sèche, le niveau de l'eau est très bas et laisse apparaitre une strate blanche sur les falaises.

Arrêt suivant : Kununurra pour aller faire un peu de marche dans le Mirima Nationnal Park au milieu des impressionnantes gorges noires et orange. Mais les températures dépassant à présent les 40°C pour un taux d’humidité avoisinant les 95%, nous nous enfuyons tous ensemble vers les sources chaudes de la ville de Katherine à 400 kilomètres au sud de Darwin [après avoir booké nos billets d’avion pour Denpasar sur l’île de Bali ;-)] Quel bonheur de plonger dans une eau à 32°C (sans crocodiles, ce qui est devenu rare ici au nord) quand la températures à l’ombre dépasse les 40… aussitôt sortis, aussitôt sec … mais aussitôt transpirant … donc aussitôt retourné dans l’eau … mais les photos vous l’expliquerons mieux qu’un long discours …

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vendredi 7 mai 2010

De Exmouth à ... Exmouth : Rencontre avec les requins baleines


Enfin nous y voilà ! Il est temps de partir nager avec un des plus grands animaux du monde : Le requin baleine. [C’est l’heure de la petite parenthèse biologique que tout le monde attend avec impatience j’en suis sur ;-)] Contrairement à ce que sa taille pourrait laisser penser (18 mètres pour le plus grand spécimen jamais découvert) il ne s’agit pas d’une baleine mais bien d’un requin. Il ne respire donc pas à la surface et n’allaite pas ses petits (même s’ils se développent à l’intérieur du ventre de la mère). Bien qu’il appartienne à la famille des requins, il ne se nourrit (comme les baleines … d’où son nom) que de minuscules poissons et de plancton et est donc totalement inoffensif. Il migre tous les ans depuis le nord est de l’Océan Indien jusqu’ici pour se nourrir lors de la reproduction du corail en avril et repart en juin. Mais à part ça on ne sait absolument rien du tout du reste de sa vie le reste de l’année (étonnant d’ailleurs qu’au vu de sa taille il arrive à passer inaperçu 9 mois de l’année sur 12 !) [Fin de cette « petite » parenthèse ;-)]

C’est donc sur le pied de guerre que nous attendons près du parc national de Cap Range à 8h, le zodiac qui nous emmène sur le Blue Marlin, le bateau qui nous déposera près de « la bête ». 8h45 près pour le combat, le bateau s’éloigne enfin en direction de la zone de bataille.

9h30, c’est l’heure de l’entrainement pour voir si tout le monde est au point avec les armes. Combinaison de plongée, palme, masque et tuba sont enfilés en quelques secondes et l’équipe du Blue Marlin nous lâche dans les eaux de l’Océan Indien pour un échauffement d’une heure. Ceux qui échouent à l’entrainement ne pourront pas affronter le requin (qui peut faire des pointes à plus de 25 km/h) dans des eaux dont la profondeur dépasse parfois les 40 mètres. Au programme de l’entrainement, course poursuite avec une énorme tortue, rencontre avec un requin bouledogue et (vaine) tentative d’apercevoir des raies manta. Deux recalés et une heure et quart plus tard nous partons cette fois sur le lieu de la rencontre. 10h45, briefing des équipes pour les méthodes d’approche de « la bête ». Trois mètres de distance de sécurité autour de la tête et du corps du requin et 4 mètres pour la queue histoire de ne pas se faire assommer en cas de tentative de fuite de la cible.

11h, l’avion qui nous suit envoi le premier message radio en hurlant : « Whale SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAARK !!! ». L’avant du Blue Marlin se soulève sous l’effet du coup d’accélérateur. Le capitaine du bateau saute sur le pont en hurlant de se mettre en position à l’arrière du bateau. La première équipe se met en place sur la plateforme et plonge. C’est notre tour. Armes au poing nous nous approchons du rebord de la plateforme. Les vagues formées par le bateau sont assez impressionnantes… Mais pas autant que le capitaine lorsqu’il s’est mis à nous hurler : « GO ! GO ! GO ! GOOO ! » Pas le temps de réfléchir et notre équipe (8 personnes) saute à son tour alors que le bateau continue à avancer pour aller se mettre en position et récupérer les rescapés de la première équipe. Et c’est le corps submergé par une montée d’adrénaline que nous atterrissons les uns après les autres dans l’océan totalement troublé par les bulles crées par le bateau. A peine le temps d’apercevoir une nageoire que c’est au pas de course (ou plutôt à la brasse de course) que nous fonçons tous en suivant un des membres du Blue Marlin qui a prit de l’avance et semble parvenir à suivre le requin. Mais au bout de 5 minutes à nager à la vitesse d’une truite sous dopamine nous nous arrêtons au milieu de nulle part en faisant des signes pour que le bateau revienne tous nous rechercher. Déçus de ne pas l’avoir aperçu nous nous hissons sur la plateforme arrière. Mais pas le temps de souffler que l’avion vient d’en repérer un autre à quelques centaines de mètres de notre position.

Demi-tour à 180 degré du bateau qui commence à se cabrer sous l’effet de la vitesse. Et c’est une nouvelle fois que nous sautons dans l’eau sous les « GO ! GO ! GO ! GOOO ! » du capitaine. Mais cette fois, pas besoin de chercher longtemps « la bête », car une fois le nuage de bulle dissipé nous nous apercevons rapidement que le bateau vient de nous lâcher en plein sur la trajectoire du monstre… Et c’est un peu à la manière d’un lapin (ou d’un kangourou, ca marche aussi) immobilisé devant les phares d’une voiture, que nous esquivons au dernier moment l’énorme requin qui continue à avancer mine de rien, comme si il ne nous avait même pas remarqué. Nous nous mettons en position sur ses flancs pour pouvoir le suivre. Et c’est à ce moment que l’on comprend toute la logique du mot « requin baleine ». Profilé comme les requins que nous avons croisés les jours précédents, sa taille est par contre impressionnante. Celui-ci pourtant n’est pas immense car il ne fait qu’environ 7 mètres et 10 tonnes, mais c’est largement suffisant pour couper le souffle à toute l’équipe. Nous commençons donc à le suivre dans une promenade qui va durer plus d’une demi-heure. Ce n’est pas facile de trouver les adjectifs pour qualifier cette rencontre… juste que l’on se sent minuscule fasse à l’énormité de sa masse. Des poissons (beaucoup plus petits) restent juste sous son ventre et se laissent porter par le courant qu’il produit et se nourrissant de ses restes de repas. Sa bouche d’ailleurs est immense et l’on comprend facilement pourquoi il faut éviter de rester devant lui lors de ses repas, un humain pourrait loger facilement à l’intérieur. Il nage seulement à quelques centimètres sous la surface de l’eau et sa nageoire dorsale sort régulièrement de l’eau. Par deux fois c’est carrément tout l’avant de sa tête qui sort de l’océan afin de capturer la totalité d’un banc de minuscules poissons.

Au bout de plus de trente minutes de nage rapide, il finit par plonger dans le bleu nuit des profondeurs de l’océan. Et c’est à peine remontés sur le bateau que nous repartons aussitôt pour un troisième géant que l’avion à repéré près de là. Pas le temps de souffler qu’il faut déjà replonger, les plus fatigués de l’équipe ne repartirons pas, mais pas question pour nous de louper une seule rencontre! Comme le deuxième, ce troisième et dernier requin se laisse facilement approcher et tous les survivants des deux premières batailles se rejoignent pour faire un bout de chemin avec lui pendant un petit quart d’heure.

C’est donc des images inoubliables plein à la tête que nous remontons sur le bateau, direction un lagon protégé derrière le récif pour manger et se détendre sur le pont du bateau. Nous croisons des raies et des dauphins avant de s’arrêter dans les eaux chaudes et peu profonde du lagon. Un délicieux repas nous est servi par l’équipage [là on parle d’un vrai repas avec de la viande, des légumes et des fruits à volonté, pas des pâtes et des nouilles que nous mangeons midi et soir ;-)] Mais alors que nos estomacs étaient en train de nous insultés de ne pas sauter directement sur tant de nourriture fraîche, un des membres d’équipage se met à hurler : « TIGER SHAAAAAAAAAAAAAAAARK !!! » Et alors que tout le monde s’approche du bord pour voir le requin, deux membres de l’équipe et le capitaine sautent aussitôt dans l’eau pour le suivre. Silence total à bord du Blue Marlin … les requins tigres sont réputés pour se nourrir de tout ce qu’ils croisent, y compris des surfeurs et des plongeurs. Et bien que celui-ci soit un petit et ne fasse « que » 3,5 mètres, sa mâchoire reste bien assez grande pour saisir un plongeur et le couper net en deux. Le capitaine s’arrête et se retourne vers le bateau : « Qui veut venir voir ? » Aussitôt prit d’excitation, sans prendre le temps d’enfiler les combinaisons, nous sautons dans l’eau et fonçons vers le requin qui, vu du bateau, semblait VRAIMENT plus petit ! Celui là pour le coup a tout d’un requin sorti du film « les dents de la mer ». Très rapide, on arrive à voir ses dents briller dans sa mâchoire même à 4 mètres de distance. Mais en voyant arriver 8 nageurs vers lui, celui-ci à décréter qu’il ne resterait pas pour se faire observer et fonce à travers le lagon pour s’enfuir. C’est donc une rencontre rapide que nous aurons eu avec lui … pour cette fois. De retour sur le bateau, nous nous gavons (enfin !!) de tout ce qui nous attendais sur la table avant d’aller finir notre journée à bronzer sur le pont du Blue Marlin et à nager dans le lagon où les coraux sont aussi beaux et colorés qu’à Coral Bay.

Quelques heures plus tard nous voici de retour sur la terre ferme des souvenirs plein la tête, en se disant que finalement cette expérience valait largement les 360 dollars que nous avons payés. En tout cas nous vous recommandons chaudement de tenter cette rencontre si vous venez dans le coin car c’est vraiment à faire une fois dans sa vie et nous ne sommes pas près de l’oublier ;-)

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mercredi 5 mai 2010

De Shark Bay à Exmouth

Et nous revoici sur la route direction les coraux de la petite barrière de corail (beaucoup moins connue (et fréquentée) que sa grande sœur à l’Est de l’Australie). Petit stop à Carnavon, ville étape avant Coral Bay histoire de faire le plein de nourriture et d’essence avant que les prix n’atteignent des sommets plus au nord. Et c’est ainsi qu’en allant barbecuetter nous rencontrons Anne Charlotte et Sylvain, deux français faisant le même chemin que nous depuis Sydney. Après une soirée à rire et à discuter, on se donne finalement rendez vous le lendemain à Coral Bay après avoir parcouru les 200 derniers kilomètres sous une chaleur difficilement supportable (46°C dans le van d’après le thermomètre).

C’est donc avec un plaisir non dissimulé que nous plongeons tous les quatre au milieu des coraux et des poissons dans une eau transparente à 27°C (pas besoin de vous dire qu’il ne faut que quelques secondes pour s’immerger totalement). Vous raconter tout ce que nous avons vu sous la mer est difficile tellement les forêts de coraux semblent venir d’une autre planète avec leurs formes, leurs couleurs et leurs habitants. Des montagnes sous-marines, des forêts de tentacules en pierre, des grottes creusées par des générations de poissons aussi énormes et colorés les uns que les autres … bref un vrai coin de paradis pour peu qu’on nous apporte des cocktails frais sur nos chaises sur la plage (pour ce qui est de se sécher, la distance mer/serviette suffit amplement avec les 38°C à l’ombre qui règne sur le sable).

Tous les jours à 15H30, c’est le moment de nourrir les Snapper, ces sortes d’énormes poissons pouvant atteindre 40 kilos qui nagent juste au bord de la plage (et que nous avons pris la (mauvaise) habitude de nourrir dès notre baignade du matin). Et c’est dans ce cadre digne des plus belles cartes postales que nous rejoignent également Wendy et Mathias, deux suédois avec qui nous sympathisons rapidement. Les jours qui suivent ne sont que snorkeling dans les eaux chaudes de Coral Bay tous les six, promenades au coucher du soleil sur la plage et soirées interminables à discuter -- en anglais bien sur -- (et à jouer à cache cache avec les rangers du National Park, car il est interdit de dormir dans son véhicule ici…)

Au bout de trois jours nous décidons qu’il est temps de partir tous ensemble pour Exmouth plus au nord et ses récifs grouillants de vie. C’est donc quelques heures plus tard que nous atteignons les plages du parc national de Cap Range. Au programme, snorkeling, snorkeling et encore snorkeling, farniente sur la plage et soirées à jouer et à rire.

Le programme type d’une journée ? (approximatif bien sur car cela fait plus de 10 jours que nous avons décidé de ranger nos montres). Lever à 7h30, déjeuner tous ensemble et départ direction la plage de Turquoise Bay. Premier pas dans l’eau à 10h et début de ce qui est avec le temps devenu un jeu : Le premier à trouver un requin ou une tortue prévient les autres et on le (la) suit jusqu’à le perdre dans les courants (relativement rapide) de la baie. 13h déjeuner rapide à l’arrière des voitures, puis retour dans l’eau pour continuer à se laisser flotter entre les coraux et les poissons. (Petite précision concernant la rapidité avec laquelle nous mangeons le midi : ELLES ont fait leur grand retour : ces espèces de %*$ !# ! de mouches !) Lorsque le soleil commence à descendre en fin d’après midi, c’est qu’il est temps de rentrer au camping pour dîner et passer encore une soirée à rire.

Au bout de quelques jours de ce programme, nous décidons un après midi de créer notre propre île en séparant une partie de la plage du continent : C’est la naissance de « Ranger Free Island » (L’île sans rangers). Encore un grand moment de fun à gratter le sable comme des gamins pour finalement obtenir ceci (on s’occupe comme on peut) -->

Mais il est temps pour Anne Charlotte et Sylvain de partir pour le parc national de Karijini plus à l’Est. Mais ce n’est pas un au revoir définitif puisque nos plans de voyages on légèrement changés et que nous allons probablement partir tous ensemble pour l’Indonésie quelques temps une fois arrivé à Darwin ;-) .

Pour notre part, nous partons dans deux jours nager avec les requins baleines (cela fera d’ailleurs l’objet d’un article supplémentaire tellement c’était une expérience unique). Pour notre dernier jour dans le parc national, nous partons donc désormais à quatre pour la plage de Lakeside où nous nageons au milieu de poissons énormes, de requins, d’un immense banc de barracudas et de raie de plus d’un mètre cinquante de long, bref encore de superbes moments sous l’eau.

Et nous y voilà, il est temps à présent de se préparer pour aller nager avec les plus gros poissons du monde : les requins baleines. La suite au prochain épisode ;-) .

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jeudi 29 avril 2010

De Perth a Shark Bay

Ca y est ! Cette fois la partie « farniente » au soleil va commencer. Une fois WQT re-check-uper pour la Xième fois nous pouvons quitter Perth et partir pour le ch’nord.

Cinquante kilomètres et une manœuvre loupée plus tard nous voici les pneus arrière coincés dans un fossé… Petite accélération … rien … deuxième accélération … rien … troisième accélération (ok légèrement nerveuse cette fois) et nous voilà sortis du fossé avec en accompagnement un agréable mélange d’odeur de caoutchouc et d’huile brulés. Pas de panique, la voiture vient d’être vérifiée, il ne peut rien arrivé … mais l’odeur persévérant pendant plus de dix kilomètres la question se pose : Qu’est ce que ce * !#% !! de véhicule nous fait encore ?!?!

Arrêt au bord de la route (à 20h30, donc deux heures après que le soleil se soit couché) vérification du moteur, passage sous le van … et là, la question à 3000€ de Sébastien : «Euhhh le joint qui sépare les deux parties du réservoir d’huile, c’est bien ca qu’on appel le joint de culasse… C’est normal qu’il soit plein d’huile ? ». Vérification en urgence du niveau d’huile à la lumière des lampes torches … suspens … et la jauge d’huile ressort totalement propre… Pas la moindre trace noire. Pas de panique il nous reste un litre d’huile dans le bidon de secours. Mais même avec le dernier litre d’huile, la jauge ressort toujours aussi propre !!

Bon la seule solution est d’attendre le lendemain matin et d’aller au garage à 2 kilomètre d’ici. Et c’est non sans d’infinies précautions que le van est amené jusque devant le nez du mécanicien à 8h pétante. Verdict : Sourire du mécano : « Votre joint de culasse ne fait que transpirer, c’est tout à fait normal, quant à votre moteur, son seul problème c’est qu’il est trop propre… ». Et c’est après vérification, que l’on se rendit compte que lorsque l’on demandait un check-up du van, les garagistes nous faisaient à chaque fois la vidange … donc trois changements d’huile en un mois et demi … ce qui donne une huile quasiment transparente et particulièrement difficile à voir sur la jauge (encore plus en pleine nuit !!). Et c’est donc avec un grand OUF de soulagement que nous reprenons la route vers la prochaine destination avant Shark Bay : Cervantes et le désert des Pinacles.


Les Pinacles sont des espèces de petits rochers calcaires dressés vers le ciel et crées par des millions d’années d’érosions. Certains ne font que quelques centimètres, mais d’autre atteignent plusieurs mètres. D’après tous les guides que nous avons, les Pinacles sont absolument à voir au lever ou au coucher du soleil. Et c’est donc à 5h du matin que nous nous rendons dans le désert des pinacles. (Ah oui petite précision au niveau du coucher et du lever du soleil… Ici en Western Australia, ils ne connaissent pas l’heure d’été et l’heure d’hiver … Ce qui fait qu’en ce moment le soleil se lève [en à peine 5 minutes] entre 5h30 et 6h et se couche [tout aussi rapidement] vers 18h15 et que nous avons décaler nos horaires de repas et de sommeil) Et c’est donc dans un noir quasi-total seulement éclairé par la lune et les étoiles que nous arrivons au milieu de ces milliers de rochers noir. Et c’est en à peine une demi heure que tous les rochers se teintent en orange puis en rouge vif. Bref un magnifique spectacle naturel qui valait franchement le détour.

Nous profitons de notre passage à Cervantes pour aller au lac Thetis observer des stromatolithes avant de repartir. [C’est l’heure de la petite parenthèse paléontologique. Les stromatolithes sont les plus anciennes formes de vie connues (nos grands parents à tous quoi ...). Se sont des petits monticules de minéraux crées par des bactéries que l’on trouve aujourd’hui uniquement dans quelques coins d’Australie au bord de la mer. Et le petit lac de Cervantes est l’un des cinq endroits au monde où on peut les apercevoir. Fin de parenthèse ;-)]

Et c’est une journée de voiture et 500 kilomètres plus loin que nous arrivons à Shark Bay et ses eaux turquoises. Arrêt à Shell Beach, une plage immense (110km !) composée uniquement de petits coquillages, qui par endroit atteignent quinze mètres d’épaisseur (dixit nos guides sur l’Australie). La nuit tombante, nous décidons d’y passer la nuit et de profiter du superbe coucher de soleil qui colore le ciel et les nuages en violet, en rose puis en orange quasiment fluo. Rien de mieux pour bien dormir et reprendre la route le lendemain. Direction la petite ville de Denham un peu plus au nord de la péninsule pour souffler un peu après toute cette route, profiter du soleil et de la plage. Nous ne pouvions aller à Shark Bay sans passer par l’incontournable plage de Monkey Mia ! Tous les jours des dauphins sauvages viennent se faire offrir quelques poissons par les rangers du parc (dans un cadre paradisiaque digne de la couverture du magazine du Club Med ou de Marmara Croisière) et repartent vers le large. [N’hésitez pas à aller voir les photos de tout cela ici ;-) (enfin quand on les aura mis en ligne !!)]. Et c’est alors équipés de masques et de tubas que nous plongeons dans les eaux chaudes et transparente de la plage … jusqu’à ce que des bruits bizarres nous parviennent de dessous l’eau… comme des cliquetis. Et c’est à ce moment que l’on s’aperçoit que des dauphins sont venus faire quelques brasses avec nous !! Beaucoup plus rapides et agiles que nous dans l’eau ils ne tardent pas à nous distancer comme s’il s’agissait d’une course. Moment magique d’une rencontre aussi inattendue que rapide !


Deux autres rencontres inattendues également sur cette plage de Monkey Mia. La première, une méduse qui s’est amusée à faire du surf sur le dos de Cyril ! Plus de peur que de mal, quelques démangeaisons et rougeurs, un coup de vinaigre dessus pour faire partir les cellules urticantes et dix minutes plus tard c’est oublié. Nous allons ensuite faire quelques pas le long de la plage, et cette fois ci, ce ne sont que 2 cm qui ont manqués pour que l’on marche sur… une raie. Le pauvre animal, tué par un hameçon accroché dans sa bouche, gisait ici en attendant que quelqu’un vienne glisser sur son dos.

C’est ensuite toujours équipés de nos affaires de plongée que nous allons faire du snorkelling dans Little Lagoon à quelques kilomètres de là (mais cette fois pas de gros poissons en vue) avant de retourner sur Denham pour une partie de pêche en demi teinte (seulement 5 dorades) jusqu’au petit soir.

Pour notre dernier jour sur Shark Bay nous allons nager à Eagle Bluff qui d’après la dame du syndicat d’initiative est un des meilleurs endroits pour nager et peut être observer des dugongs (Sorte de grosse vache marine ayant un lointain lien de parenté avec les éléphants). Sauf qu’elle a oublié de nous préciser qu’il était interdit de nager à cette endroit ! (d’ailleurs il n’y a pas de plage mais juste une immense falaise surplombant les eaux transparentes d’où l’on aperçoit les requins, les tortues, et les dugongs … quand il y en a…) Quelle espèce de vieille !%#*§!¤ cette nana qui connait même pas son boulot !

C’est donc un peu decus, mais bien décider à aller plonger au milieu des coraux que nous repartons en direction de Coral Bay et d’Exmouth, 600 kilomètres plus au nord … où nous attend notre bateau pour aller plonger avec les immenses requins baleines en pleine période de migration !

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dimanche 18 avril 2010

D'Albany à Perth

Le sud ouest de l'Australie où nous nous trouvons (ou plutôt "où nous nous trouvions") est réputé pour ses immenses forêts aux arbres gigantesques parmi les plus grands du monde. On ne pouvais donc pas passer à côté de l'occasion de monter tout en haut. Direction donc pour la première étape à 40 mètres d'altitude pour une randonnée sur des passerelles suspendues dans les Karris et les Jarrahs à 3 heures de route d'Albany. Mais ce n'est qu'un aperçu qui nous laisse sur notre faim... Nous décidons donc de corser l'affaire et de monter en haut du Gloucester Tree, l'arbre le plus haut du continent.

Et c'est parti pour 60 mètres d'ascension sur des échelons plantés dans le tronc qui finissent par être à la verticale sur les 30 derniers mètres (comme vous le voyez sur la photo : aucune sécurité. Loupez un échelon et vous n'aurez que quelques secondes pour laisser à la théorie de l'évolution le temps de vous expliquer comment vous doter d'ailes ...)
Mais le jeu en valait vraiment la chandelle ... et comme une petite vidéo vaut toujours mieux qu'un long discours, on vous a filmé tout ça.





Après cette petite après midi sportive nous voici de retour sur la route (beaucoup moins droite, et beaucoup beaucoup beaucoup moins plate que dans le désert) en direction du nord, à Busselton sur la côte de ... l'Océan indien, enfin ! Busselton est réputée pour sa jetée en bois de plus de 2 kilomètres de long ... du moins une fois que les travaux de restauration auront pris fin ... c'est à dire au printemps prochain !!! Déçus de n'avoir même pas été prévenus par les guides touristiques distribués à l'office du tourisme nous décidons tout de même de nous asseoir au bord des quelques mètres de la jetée encore accessible histoire de poser les cannes à pêche...

Et c'est une fois de plus une boucherie (ou plutôt une poissonnerie) que nous réalisons en quelques heures au bout desquelles nous finissons par être obligé d'arréter de pêcher faute de pouvoir tout manger en moins de deux repas ... (sur la photo vous ne voyez bien sur qu'une petite partie des poissons que nous nous sommes même permis de couper en filet ...)

Petite anecdote histoire de changer un peu du récit de voyage. En Australie, internet est disponible gratuitement à deux endroits : Les Mc Donald's et les bibliothèques. Mais vu qu'avaler un Big Mac pour juste regarder ses e-mails n'est pas très ni rentable, ni bon pour la santé, nous allons de plus en plus dans les "Library" (oui ca ne veut pas dire librairie mais bibliothèque ... très logique ...) Bref, Busselton comme toutes les bourgades de plus de 300 habitants possède sa propre bibliothèque. Mais au moment de partir, impossible de retrouver la veste de Cyril (et les clefs du van qui étaient à l'intérieur). Bien sur il est 17h58 et la Library ferme à 18H, et c'est donc en deux minutes que nous fouillons partout, en vain. telle la ficelle du string entre les fesses d'une obèse après les fête de Noël, la veste demeure introuvable. Et c'est en retournant au van que nous nous rappelons que le double des clefs est dans un des sac à dos : ouf, nous n'aurons pas à dormir dehors ... d'autant que la pluie s'est mise à tomber ... Et qu'elle ne s'est arrêter que 3 jours plus tard, une fois arrivés à Perth !

Nous sommes donc arrivés dans la capitale du Western Australia (après avoir vainement tenté d'appercevoir des dauphins à Bunbury et à Mandurah) ... en plein week-end du Red-Bull Air Race et ses avions virevoltant au dessus de la Swan River à qui mieux mieux. C'est donc dans cette ambiance ... des plus calmes -_-' que nous passons nos derniers jours à Perth, entre le centre aquatique (ses spa et ses saunas), la plage, et le casino (les températures frôlant les 35°C à présent).

Départ pour les chaudes plages du nord ouest prévu lundi après midi une fois que WQT sera passé chez le garagiste (oui encore !! Mais cette fois c'est juste histoire de lui faire un petit check up). Au programme des prochaines semaines, snorkeling dans la petite barrière de corail, farniente et ... plongée avec les requins baleines !!! :D
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