jeudi 29 avril 2010

De Perth a Shark Bay

Ca y est ! Cette fois la partie « farniente » au soleil va commencer. Une fois WQT re-check-uper pour la Xième fois nous pouvons quitter Perth et partir pour le ch’nord.

Cinquante kilomètres et une manœuvre loupée plus tard nous voici les pneus arrière coincés dans un fossé… Petite accélération … rien … deuxième accélération … rien … troisième accélération (ok légèrement nerveuse cette fois) et nous voilà sortis du fossé avec en accompagnement un agréable mélange d’odeur de caoutchouc et d’huile brulés. Pas de panique, la voiture vient d’être vérifiée, il ne peut rien arrivé … mais l’odeur persévérant pendant plus de dix kilomètres la question se pose : Qu’est ce que ce * !#% !! de véhicule nous fait encore ?!?!

Arrêt au bord de la route (à 20h30, donc deux heures après que le soleil se soit couché) vérification du moteur, passage sous le van … et là, la question à 3000€ de Sébastien : «Euhhh le joint qui sépare les deux parties du réservoir d’huile, c’est bien ca qu’on appel le joint de culasse… C’est normal qu’il soit plein d’huile ? ». Vérification en urgence du niveau d’huile à la lumière des lampes torches … suspens … et la jauge d’huile ressort totalement propre… Pas la moindre trace noire. Pas de panique il nous reste un litre d’huile dans le bidon de secours. Mais même avec le dernier litre d’huile, la jauge ressort toujours aussi propre !!

Bon la seule solution est d’attendre le lendemain matin et d’aller au garage à 2 kilomètre d’ici. Et c’est non sans d’infinies précautions que le van est amené jusque devant le nez du mécanicien à 8h pétante. Verdict : Sourire du mécano : « Votre joint de culasse ne fait que transpirer, c’est tout à fait normal, quant à votre moteur, son seul problème c’est qu’il est trop propre… ». Et c’est après vérification, que l’on se rendit compte que lorsque l’on demandait un check-up du van, les garagistes nous faisaient à chaque fois la vidange … donc trois changements d’huile en un mois et demi … ce qui donne une huile quasiment transparente et particulièrement difficile à voir sur la jauge (encore plus en pleine nuit !!). Et c’est donc avec un grand OUF de soulagement que nous reprenons la route vers la prochaine destination avant Shark Bay : Cervantes et le désert des Pinacles.


Les Pinacles sont des espèces de petits rochers calcaires dressés vers le ciel et crées par des millions d’années d’érosions. Certains ne font que quelques centimètres, mais d’autre atteignent plusieurs mètres. D’après tous les guides que nous avons, les Pinacles sont absolument à voir au lever ou au coucher du soleil. Et c’est donc à 5h du matin que nous nous rendons dans le désert des pinacles. (Ah oui petite précision au niveau du coucher et du lever du soleil… Ici en Western Australia, ils ne connaissent pas l’heure d’été et l’heure d’hiver … Ce qui fait qu’en ce moment le soleil se lève [en à peine 5 minutes] entre 5h30 et 6h et se couche [tout aussi rapidement] vers 18h15 et que nous avons décaler nos horaires de repas et de sommeil) Et c’est donc dans un noir quasi-total seulement éclairé par la lune et les étoiles que nous arrivons au milieu de ces milliers de rochers noir. Et c’est en à peine une demi heure que tous les rochers se teintent en orange puis en rouge vif. Bref un magnifique spectacle naturel qui valait franchement le détour.

Nous profitons de notre passage à Cervantes pour aller au lac Thetis observer des stromatolithes avant de repartir. [C’est l’heure de la petite parenthèse paléontologique. Les stromatolithes sont les plus anciennes formes de vie connues (nos grands parents à tous quoi ...). Se sont des petits monticules de minéraux crées par des bactéries que l’on trouve aujourd’hui uniquement dans quelques coins d’Australie au bord de la mer. Et le petit lac de Cervantes est l’un des cinq endroits au monde où on peut les apercevoir. Fin de parenthèse ;-)]

Et c’est une journée de voiture et 500 kilomètres plus loin que nous arrivons à Shark Bay et ses eaux turquoises. Arrêt à Shell Beach, une plage immense (110km !) composée uniquement de petits coquillages, qui par endroit atteignent quinze mètres d’épaisseur (dixit nos guides sur l’Australie). La nuit tombante, nous décidons d’y passer la nuit et de profiter du superbe coucher de soleil qui colore le ciel et les nuages en violet, en rose puis en orange quasiment fluo. Rien de mieux pour bien dormir et reprendre la route le lendemain. Direction la petite ville de Denham un peu plus au nord de la péninsule pour souffler un peu après toute cette route, profiter du soleil et de la plage. Nous ne pouvions aller à Shark Bay sans passer par l’incontournable plage de Monkey Mia ! Tous les jours des dauphins sauvages viennent se faire offrir quelques poissons par les rangers du parc (dans un cadre paradisiaque digne de la couverture du magazine du Club Med ou de Marmara Croisière) et repartent vers le large. [N’hésitez pas à aller voir les photos de tout cela ici ;-) (enfin quand on les aura mis en ligne !!)]. Et c’est alors équipés de masques et de tubas que nous plongeons dans les eaux chaudes et transparente de la plage … jusqu’à ce que des bruits bizarres nous parviennent de dessous l’eau… comme des cliquetis. Et c’est à ce moment que l’on s’aperçoit que des dauphins sont venus faire quelques brasses avec nous !! Beaucoup plus rapides et agiles que nous dans l’eau ils ne tardent pas à nous distancer comme s’il s’agissait d’une course. Moment magique d’une rencontre aussi inattendue que rapide !


Deux autres rencontres inattendues également sur cette plage de Monkey Mia. La première, une méduse qui s’est amusée à faire du surf sur le dos de Cyril ! Plus de peur que de mal, quelques démangeaisons et rougeurs, un coup de vinaigre dessus pour faire partir les cellules urticantes et dix minutes plus tard c’est oublié. Nous allons ensuite faire quelques pas le long de la plage, et cette fois ci, ce ne sont que 2 cm qui ont manqués pour que l’on marche sur… une raie. Le pauvre animal, tué par un hameçon accroché dans sa bouche, gisait ici en attendant que quelqu’un vienne glisser sur son dos.

C’est ensuite toujours équipés de nos affaires de plongée que nous allons faire du snorkelling dans Little Lagoon à quelques kilomètres de là (mais cette fois pas de gros poissons en vue) avant de retourner sur Denham pour une partie de pêche en demi teinte (seulement 5 dorades) jusqu’au petit soir.

Pour notre dernier jour sur Shark Bay nous allons nager à Eagle Bluff qui d’après la dame du syndicat d’initiative est un des meilleurs endroits pour nager et peut être observer des dugongs (Sorte de grosse vache marine ayant un lointain lien de parenté avec les éléphants). Sauf qu’elle a oublié de nous préciser qu’il était interdit de nager à cette endroit ! (d’ailleurs il n’y a pas de plage mais juste une immense falaise surplombant les eaux transparentes d’où l’on aperçoit les requins, les tortues, et les dugongs … quand il y en a…) Quelle espèce de vieille !%#*§!¤ cette nana qui connait même pas son boulot !

C’est donc un peu decus, mais bien décider à aller plonger au milieu des coraux que nous repartons en direction de Coral Bay et d’Exmouth, 600 kilomètres plus au nord … où nous attend notre bateau pour aller plonger avec les immenses requins baleines en pleine période de migration !

.

1 commentaire:

  1. Salut,

    Quelle chance vous avez eu de nager auprès des dauphins!!Vous allez faire des envieux moi compris!!Nous qui voulions faire la Nouvelle Zélande en Camping car, je crois de plus en plus que c'est ce que nous allons faire!!
    A+

    RépondreSupprimer