L’idée de l’article est venue après qu’un Rangers (un peu trop zélé) ne vienne nous harceler peu avant notre départ d’Exmouth. A Exmouth (comme partout en Australie en fait) il est interdit de camper en dehors « des zones prévues à cet effet » comme ils aiment le dire. Alors qu’on s’apprêtait à partir pour Broome, nous nous sommes arrêter avec Wendy et Mattias nos amis suédois au Centre des Visiteurs afin de faire un peu de vaisselle et de faire le plein d’eau potable. C’est le moment qu’à choisi ce #$*%# ! de rangers pour venir essayer de nous faire dire que nous avions dormis dans un endroit non autorisé (ce qui était vrai).
Alors première chose, il ne faut pas confondre « Rangers » avec Walker Texas Ranger. Leur boulot ici est juste d’em****er les backpackers comme nous afin de nous forcer à aller dans les campings hors de prix et les caravane-parcs bondés.
Deuxième chose, il y a plusieurs types de Rangers. La majorité (heureusement) se contente de toquer à votre porte en vous disant qu’il ne faut pas dormir là, ou vous laisse un simple mot sur le pare-brise. La minorité (comme celui-ci) font de cette activité un job à temps plein, et pire : y prennent du plaisir (Raaah les pervers !!!).
Mais revenons à nos moutons. Après lui avoir bien évidemment dit que nous venions juste d’arriver de Coral Bay (afin de ne pas être questionné sur le lieu d’où nous avions passé nos nuits précédentes), il rebondit immédiatement sur notre réponse en nous demandant des preuves comme quoi nous y avions dormis dans un camping (ce qui bien sur n’était pas le cas). Mais n’étant pas policier (d’ailleurs il doit certainement être Rangers car il n’était pas capable de réussir le concours de la police…) il ne peut nous obliger à lui fournir nos tickets de camping. Devenant de plus en plus rouge devant notre histoire qui tenait totalement la route bien qu’elle est été inventée en 2 minutes, il finit par griffonner nos plaques d’immatriculations sur son cahier en nous assurant que s’il arrivait à nous prendre en flagrant délit de « camping sur une zone non prévue à cet effet » l’amende tomberait aussitôt. Pas de chance pour lui, nous quittons la ville dans quelques minutes. Mais il aurait dut savoir qu’au jeu du cache-cache-Rangers les backpackers sont souvent les grands gagnant.
Les règles du jeu sont pourtant simples et sont comprises par les nouveaux arrivants en Australie au bout de quelques jours seulement. Dans ce jeu qui dure depuis des années, tous les coups sont permis entre backpackers et rangers, et les gagnants sont souvent ceux qui ont le plus d’imagination. Les méthodes pour dormir sans se faire attraper sont toutes différentes, mais le but reste toujours le même : ne payer ni camping hors de prix, ni amende (qui peuvent monter jusqu’à 1000 dollars quand même !)
Une fois la tombée de la nuit, les backpackers (facilement reconnaissables à leurs campervans) qui stationnent généralement tous à la même place (près des visitors center, des centres commerciaux etc…) se dispersent en quelques minutes afin de trouver les meilleurs emplacements. Les premiers arrivés seront les premiers servis. Plusieurs techniques existent :
La technique du « bush-road » : Foncé en direction de la sortie d’une ville et trouver un chemin poussiéreux et s’y enfoncer jusqu’à ne plus être en vue de la route principale. L’avantage est qu’il n’y a généralement pas à chercher longtemps un coin pour dormir, mais l’inconvénient est qu’ils sont généralement bien connus des Rangers qui officient parfois depuis plusieurs dizaines d’années dans la même ville.
La technique du « camouflage » : C’est la technique utilisé par les backpackers se déplaçant en break ou en 4*4 comme Anne Charlotte et Sylvain. Vu que c’est un véhicule qui n’attire pas forcément l’attention, il est assez facile de se garer sur un parking ou dans une rue et d’y passer la nuit sans se faire remarquer (d’autant plus si les vitres sont teintées). L’inconvénient est qu’il faut se levé assez tôt pour ne pas attirer l’attention des Rangers lors de leurs tournées du matin.
La technique du « déguisement » : Bon nombre de backpackers ont des vans de type ford escort ou utilitaire totalement blanc juste avec une vitre à l’arrière. Ils collent donc des stickers avec marqués électricien ou plombier pour faire penser à un véhicule d’entreprise et ne pas être repérer dans les zones industrielles ou les banlieues pavillonnaires. L’inconvénient des banlieues est que les Australiens sont parfois assez malveillant envers les backpackers et n’hésite pas à balancer par téléphone un véhicule qu’il ne connaisse et qui se serait garé près de chez eux. Un variante du déguisement est d’avoir son véhicule totalement recouvert par des dessins de végétation sèche (ce qui ici est la majorité des plantes) et de se garer au milieu du bush au bord d’un petit chemin.
La technique du « plus c’est gros plus ca marche » : Comme son nom l’indique il suffit de se garer dans un endroit où personne n’aurait l’idée de venir chercher (exemple : parking de mc donald’s, devant un bâtiment de la police etc …) Bien sur il ne faut pas avoir un camping car pour faire ca, mais nous l’avons déjà testé avec succès.
La technique de « l’abandon du véhicule » : Elle consiste à laisser son véhicule et prendre une tente pour s’enfoncer dans la nature en bordure des villes afin d’être hors de portée des véhicules des rangers. Une variante de cette technique (on a rencontré des personnes le faisant) est de s’enfermer dans les toilettes publiques pour handicapés (particulièrement luxueuses et immenses ici) et d’y installer un matelas pneumatiques et son sac de couchage.
La technique de « la zone industrielle » : Difficilement réalisable dans des petites villes, elle à l’avantage d’avoir plein de place à offrir. Mais attention à ne pas se garer trop près d’une entreprise dont les engins travaillent 24h/24h…
La technique du « restons groupés » : Peu importe l’endroit, le but étant de ne pas être le dernier à démarrer son moteur lorsque le Rangers arrive. Pas de chance pour celui dont le moteur à du mal à démarrer à froid par contre. Avec ses 5 minutes de préchauffage d’huile du moteur, vous comprendrez que WQT ne peut pas aller sur cette case du jeu.
La technique que nous utilisons est dîtes « de l’attente du mécanicien » : Ayant un campervan de près de 5 mètres pour une tonne sept, il nous est difficile d’utilisé certaines des techniques citées précédemment. Mais nous avons l’avantage d’avoir deux réseaux électriques à l’intérieur du van. L’un alimentant le moteur comme tous les véhicules, et le second alimentant les lumières intérieures, les prises intérieures et le frigo (qui ne fonctionne pas quand il est branché sur la batterie … détail important maintenant que les températures dépassent les 40°C). Nous disposons donc d’un interrupteur situé sous le tableau de bord (et dieu sait si il est dur à voir, même pour nous) afin de switcher entre les deux batteries lorsque nous n’utilisons pas le moteur. Mais si l’interrupteur n’est pas remis sur la bonne position, il est impossible de démarrer le moteur … Nous nous servons donc de cette excuse au cas où un Rangers viendrait : «Nous avons appelé l’assurance, un mécanicien vient ici demain, essayez vous-même de démarrer … » Pour l’instant cette technique s’avère efficace donc nous la gardons.
Il est bien sur possible de combiner deux techniques, et afin d’être sur de ne pas être déranger avant le réveille, nous nous servons de Jacqueline notre GPS afin de trouver des petits chemins tranquille. Le plus difficile reste les grandes métropoles où les zones boisées restent rares et sont généralement déjà prise. Mais l’Australie étant un pays 20 fois plus grands que la France avec trois fois moins d’habitants la plupart des endroits où nous nous arrêtons sont totalement sauvages et loin de toute trace de civilisation, donc pas de souçis ;-).
Backpackers : 1 - Rangers : 0
.
Alors première chose, il ne faut pas confondre « Rangers » avec Walker Texas Ranger. Leur boulot ici est juste d’em****er les backpackers comme nous afin de nous forcer à aller dans les campings hors de prix et les caravane-parcs bondés.
Deuxième chose, il y a plusieurs types de Rangers. La majorité (heureusement) se contente de toquer à votre porte en vous disant qu’il ne faut pas dormir là, ou vous laisse un simple mot sur le pare-brise. La minorité (comme celui-ci) font de cette activité un job à temps plein, et pire : y prennent du plaisir (Raaah les pervers !!!).
Mais revenons à nos moutons. Après lui avoir bien évidemment dit que nous venions juste d’arriver de Coral Bay (afin de ne pas être questionné sur le lieu d’où nous avions passé nos nuits précédentes), il rebondit immédiatement sur notre réponse en nous demandant des preuves comme quoi nous y avions dormis dans un camping (ce qui bien sur n’était pas le cas). Mais n’étant pas policier (d’ailleurs il doit certainement être Rangers car il n’était pas capable de réussir le concours de la police…) il ne peut nous obliger à lui fournir nos tickets de camping. Devenant de plus en plus rouge devant notre histoire qui tenait totalement la route bien qu’elle est été inventée en 2 minutes, il finit par griffonner nos plaques d’immatriculations sur son cahier en nous assurant que s’il arrivait à nous prendre en flagrant délit de « camping sur une zone non prévue à cet effet » l’amende tomberait aussitôt. Pas de chance pour lui, nous quittons la ville dans quelques minutes. Mais il aurait dut savoir qu’au jeu du cache-cache-Rangers les backpackers sont souvent les grands gagnant.
Les règles du jeu sont pourtant simples et sont comprises par les nouveaux arrivants en Australie au bout de quelques jours seulement. Dans ce jeu qui dure depuis des années, tous les coups sont permis entre backpackers et rangers, et les gagnants sont souvent ceux qui ont le plus d’imagination. Les méthodes pour dormir sans se faire attraper sont toutes différentes, mais le but reste toujours le même : ne payer ni camping hors de prix, ni amende (qui peuvent monter jusqu’à 1000 dollars quand même !)Une fois la tombée de la nuit, les backpackers (facilement reconnaissables à leurs campervans) qui stationnent généralement tous à la même place (près des visitors center, des centres commerciaux etc…) se dispersent en quelques minutes afin de trouver les meilleurs emplacements. Les premiers arrivés seront les premiers servis. Plusieurs techniques existent :
La technique du « bush-road » : Foncé en direction de la sortie d’une ville et trouver un chemin poussiéreux et s’y enfoncer jusqu’à ne plus être en vue de la route principale. L’avantage est qu’il n’y a généralement pas à chercher longtemps un coin pour dormir, mais l’inconvénient est qu’ils sont généralement bien connus des Rangers qui officient parfois depuis plusieurs dizaines d’années dans la même ville.
La technique du « camouflage » : C’est la technique utilisé par les backpackers se déplaçant en break ou en 4*4 comme Anne Charlotte et Sylvain. Vu que c’est un véhicule qui n’attire pas forcément l’attention, il est assez facile de se garer sur un parking ou dans une rue et d’y passer la nuit sans se faire remarquer (d’autant plus si les vitres sont teintées). L’inconvénient est qu’il faut se levé assez tôt pour ne pas attirer l’attention des Rangers lors de leurs tournées du matin.
La technique du « déguisement » : Bon nombre de backpackers ont des vans de type ford escort ou utilitaire totalement blanc juste avec une vitre à l’arrière. Ils collent donc des stickers avec marqués électricien ou plombier pour faire penser à un véhicule d’entreprise et ne pas être repérer dans les zones industrielles ou les banlieues pavillonnaires. L’inconvénient des banlieues est que les Australiens sont parfois assez malveillant envers les backpackers et n’hésite pas à balancer par téléphone un véhicule qu’il ne connaisse et qui se serait garé près de chez eux. Un variante du déguisement est d’avoir son véhicule totalement recouvert par des dessins de végétation sèche (ce qui ici est la majorité des plantes) et de se garer au milieu du bush au bord d’un petit chemin.
La technique du « plus c’est gros plus ca marche » : Comme son nom l’indique il suffit de se garer dans un endroit où personne n’aurait l’idée de venir chercher (exemple : parking de mc donald’s, devant un bâtiment de la police etc …) Bien sur il ne faut pas avoir un camping car pour faire ca, mais nous l’avons déjà testé avec succès.
La technique de « l’abandon du véhicule » : Elle consiste à laisser son véhicule et prendre une tente pour s’enfoncer dans la nature en bordure des villes afin d’être hors de portée des véhicules des rangers. Une variante de cette technique (on a rencontré des personnes le faisant) est de s’enfermer dans les toilettes publiques pour handicapés (particulièrement luxueuses et immenses ici) et d’y installer un matelas pneumatiques et son sac de couchage.La technique de « la zone industrielle » : Difficilement réalisable dans des petites villes, elle à l’avantage d’avoir plein de place à offrir. Mais attention à ne pas se garer trop près d’une entreprise dont les engins travaillent 24h/24h…
La technique du « restons groupés » : Peu importe l’endroit, le but étant de ne pas être le dernier à démarrer son moteur lorsque le Rangers arrive. Pas de chance pour celui dont le moteur à du mal à démarrer à froid par contre. Avec ses 5 minutes de préchauffage d’huile du moteur, vous comprendrez que WQT ne peut pas aller sur cette case du jeu.
La technique que nous utilisons est dîtes « de l’attente du mécanicien » : Ayant un campervan de près de 5 mètres pour une tonne sept, il nous est difficile d’utilisé certaines des techniques citées précédemment. Mais nous avons l’avantage d’avoir deux réseaux électriques à l’intérieur du van. L’un alimentant le moteur comme tous les véhicules, et le second alimentant les lumières intérieures, les prises intérieures et le frigo (qui ne fonctionne pas quand il est branché sur la batterie … détail important maintenant que les températures dépassent les 40°C). Nous disposons donc d’un interrupteur situé sous le tableau de bord (et dieu sait si il est dur à voir, même pour nous) afin de switcher entre les deux batteries lorsque nous n’utilisons pas le moteur. Mais si l’interrupteur n’est pas remis sur la bonne position, il est impossible de démarrer le moteur … Nous nous servons donc de cette excuse au cas où un Rangers viendrait : «Nous avons appelé l’assurance, un mécanicien vient ici demain, essayez vous-même de démarrer … » Pour l’instant cette technique s’avère efficace donc nous la gardons.
Il est bien sur possible de combiner deux techniques, et afin d’être sur de ne pas être déranger avant le réveille, nous nous servons de Jacqueline notre GPS afin de trouver des petits chemins tranquille. Le plus difficile reste les grandes métropoles où les zones boisées restent rares et sont généralement déjà prise. Mais l’Australie étant un pays 20 fois plus grands que la France avec trois fois moins d’habitants la plupart des endroits où nous nous arrêtons sont totalement sauvages et loin de toute trace de civilisation, donc pas de souçis ;-).
Backpackers : 1 - Rangers : 0
.



















AAAAaaaaaahhhh.... Enfin le blog de nouveau visible!!! "ce blog n'est reservé qu'aux personnes autorisées" ... Mais que s'est-il passé lol?!?! Bref, enfin je vous lis!
RépondreSupprimerBon les gars, moi qui part dans quelques jours etc etc, j'ai des questions siouplé :-)
Si ça ne vous dérange pas, est-ce que vous pouvez me donner un email à vous? Ou alors un profil facebook?
Et ben franchement, votre blog est VRAIMENT sympa! Les requins-baleines, sublimes, les rangers, ça c'est un article incontournable qu'il faut que j'archive pour suivre vos conseils lol^^.
Bref que du bonheur, continuez les garçons!!!
Nous on arrive à Brisbane le 3 juin, et on va vers le Nord: Barrière de corail of course. Mais vos photos et vidéos (superbes) du requin-baleine m'ont convaincu de me procurer un appareil waterproof, vous me direz lequel vous avez pliiiiiiiiz? Les autres questions sont entre autres, quel est votre budget de départ car c'est cher le bateau pour voir les requins, mais à voir certe!
Enjoy your trip and see u!